Sacre de Audrey à BF1 women’s clips awards 2026 : Portrait croisé des 20 artistes qui étaient en compétition

L'artiste Audrey remporte le trophée de meilleure artiste féminine de l'année

BF1 women’s clips awards 2026 a livré son verdict hier 4 avril 2026 avec le sacre de l’artiste Audrey à l’issue d’une finale en prestations live qui l’a opposée à Thaliane, Nabalum et Ka Cora. La lauréate remporte le trophée, la somme de 500 000F et de nombreux cadeaux. Au début, 20 artistes musiciennes se disputaient le titre de meilleure artiste féminine de l’année. Nous vous proposons un portrait croisé des 20 artistes qui étaient en lice dans la compétition musicale.

Parmi les favorites de BF1 women’s clips awards 2026, on retrouvait Nabalüm qui fait partie des talents féminins qui font vibrer la scène musicale burkinabè. Nabalüm est une artiste chanteuse, autrice, compositrice et interprète burkinabè. Elle évolue dans le style afro-soul. Elle a tout d’abord été formée par la maison de production « La cour naaba » avant de produire son tout premier album intitulé Sake sorti en 2018. Quant à Audrey Korsaga, mieux connue sous son nom de scène Audray, elle est très jeune quand elle commence la danse et le théâtre. Cette chanteuse et compositrice burkinabè est en pleine ascension. Elle se distingue par un style musical mélangeant sonorités modernes et nostalgie locale. En 2016, elle obtient un bachelor en biochimie à l’université du Québec à Montréal. S’agissant de Fleur Yéri Ouédraogo, connue sous son nom d’artiste Fleur, elle est une chanteuse âgée de 33 ans qui évolue dans le RnB et les styles musicaux du terroir burkinabè. Elle grimpe peu à peu les échelons jusqu’en 2015 en remportant le concours Airtel Trace Music Star au Kenya.

Nabalum, l’une des 4 artistes finalistes de la compétition

Il y a aussi Marie Gayéri, chanteuse de renom, souvent surnommée l’« ambassadrice de la musique du Gulmu ». Originaire de l’ex-région de l’Est, elle valorise la culture gourmantché. Ses chansons abordent souvent des thèmes de paix, de cohésion sociale, d’union sacrée et rendent hommage aux figures historiques et actuelles du Burkina Faso. Hormis ces candidates, Miss Wedra (Awa Ouédraogo) est aussi en lice dans la compétition. Originaire du Yatenga, elle est une figure marquante de la musique tradi-moderne burkinabè et est reconnue pour sa voix puissante et sa valorisation des rythmes comme le liwaga et le warba. Après des débuts dans le Couper-Décaler, elle s’est imposée avec un style engagé, prônant la paix et la cohésion sociale. S’ajoute à cette liste, l’artiste Mariah Bissongo. De son nom civil Bénéwendé Mariétou Armelle Ouédraogo, elle évolue dans le style tradi-moderne. Fille de l’artiste-musicien Idrissa Ouédraogo alias « l’Empereur Bissongo », elle chante en mooré, gourmantché, français et anglais.

Ka Cora faisait partie des finalistes

Kibsa Colombe à l’état civil Aminata Kibsa Korogho est une autre chanteuse burkinabè talentueuse qui fait partie des candidates. Reconnue pour sa voix puissante et sa présence scénique, elle évolue entre la soul, la chanson internationale et les sonorités africaines. Révélée au public dans les pianos-bars entre Ouagadougou et Abidjan, elle propose depuis 2020 un univers authentique de la musique.

L’artiste Thaliane, une autre finaliste de la compétition

Et ce n’est pas tout. Il y a également Zoe Zy ou Zoé Giraudot à l’état civil, une artiste franco-burkinabè montante. Elle évolue dans un style « urbain afro fusion » mêlant R&B et sonorités africaines. Basée à Besançon, elle est connue pour ses titres comme « Va là-bas » et « Bobo». Cette Franco-burkinabè est influencée par une double culture musicale. Sur la liste des artistes qui étaient en compétition figure aussi Thaliane. De son vrai nom Traoré Ouo Nathalie, elle est spécialisée dans le genre afro hip-hop. Jusqu’en 2018, elle compte parmi les rares femmes burkinabè à évoluer dans ce style musical. A l’opposé d’elle, Sali Beauté, de son vrai nom Diarra Salimata, évolue dans un style tradimoderne et coupé-décalé. Elle est connue pour son maxi « Maman » (2018) et son album « La paix dans mon pays » (2022). Nourat, la coqueluche du reggae burkinabè, est également dans la compétition. De son vrai nom Nourat Zoma, c’est en 2012 qu’elle lance sa carrière solo après s’être fait connaître via le concours de télé-réalité Case Sanga. Depuis lors, plus rien n’arrêtera celle-là qui est connue pour ses interprétations à succès des chansons des grandes figures du reggae mondial, notamment jamaïcain.

L’univers musical burkinabè est riche de femmes talentueuses

La liste des artistes concernées est longue et on y compte aussi Rama ODG, connue pour son style tradi-moderne qui allie traditions locales et messages sociaux. Elle est particulièrement connue comme étant la fille de la légende de la musique burkinabè, Zoug-Nanzaguemda. A sa suite, il convient de citer Mely, auteure-compositrice de « world music » et reconnue pour son engagement culturel. En 2025, elle marque la scène musicale avec son titre « Liberté », un morceau prônant la dignité et l’unité nationale. La liste des artistes s’allonge avec Elda Douamba, connue sous le nom d’Elda la slameuse ou Elda la griote. Voix de la résilience, elle est une artiste faisant partie du corps des forces de défense et de sécurité. Elle utilise des « proses patriotiques » pour prôner un Burkina Faso debout dans un contexte de dégradation sécuritaire dans le pays. A ces artistes s’ajoute Axelle Kidann. Artiste-musicienne et enseignante burkinabè, elle est connue pour son double engagement dans la culture et l’éducation. Daisy Bofola figure aussi en bonne place sur la liste des artistes concernés. Elle s’illustre par un style qui mêle modernité et hommage aux racines de la musique burkinabè. Sans compter Saly_Z, de son vrai nom Saly Zouon, artiste chanteuse burkinabè de variété. Influencée par la musique mandingue, elle s’est fait connaître avec des titres comme « Assita bakouan », « Bébé je t’aime » et l’album « Kanou ».

Le trophée est tombé dans l’escarcelle de Audrey

Trois autres artistes complètent la liste, à commencer par Ka Cora (de son vrai nom Ka Cora Reine). Originaire de Pô dans la province du Nahouri, elle est dotée d’une voix puissante et déborbe d’engagement social au profit des couches vulnérables. Sa consoeur Malika Ouattara, connue sous le nom de Malika la slamazone, espère elle aussi être distinguée. Née en 1993 à Ouagadougou et révélée au public en 2009, elle s’impose par ses textes engagés sur la société, la condition féminine et l’amour. Enfin, Tanya Miss Tanya, de son vrai nom Douti Tanya Bikienga, complète la liste. Celle qui évolue dans l’afro-pop et l’afrobeat s’est fait connaître en 2018 avec son single « Dodo ». Elle est devenue la première femme artiste burkinabè à avoir rempli le stade municipal de Ouagadougou en 2022 lors d’un concert mémorable. Comme on peut le constater, l’univers musical burkinabè est riche de femmes talentueuses. Et félicitations à l’artiste Audray pour son sacre à l’issue de la compétition.

Achille ZIGANI

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