Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a procédé, le 22 mai, à la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien président Joseph Kabila.

Après avoir dirigé la RDC de 2001 à 2019, Joseph Kabila est accusé d’être complice des rebelles du groupe armé M23 qui sèment la terreur en RDC. En perdant son immunité parlementaire que lui conférait son titre de sénateur à vie obtenu en vertu de l’article 194 de la Constitution congolaise, il est désormais susceptible de poursuites judiciaires contre l’ancien président et sénateur à vie. Si en 2023, il a quitté la RDC pour Johannesburg en Afrique du Sud pour, semble-t-il, poursuivre un programme académique de troisième cycle à l’Université, avec la recrudescence des violences ces dernières années, son visage a été indexé comme l’un des soutiens des rebelles.

Conséquence : la levée de son immunité parlementaire a été demandée à cor et à cri dans l’opinion. Avec 88 voix pour et 5 voix contre, les sénateurs ont massivement donné le feu vert à cette levée d’immunité, tout en autorisant des poursuites judiciaires contre l’ancien président.

Cette décision entre en droite ligne du contenu du rapport de la commission spéciale qui a examiné le réquisitoire de l’auditeur général près la Haute Cour Militaire; rapport accusant Joseph Kabila de « trahison, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et participation à un mouvement insurrectionnel », pour son présumé soutien à la rébellion du M23. Sans compter que Kabila est aussi suspecté d’avoir des liens avec l’Alliance du Fleuve Congo (AFC)/M23, dont l’implication dans les violences au Nord-Kivu a été régulièrement citée.

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