Il s’est tenu le 9 mai 2025 à Kaya, un atelier de démarrage du projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires dans la cité des cuirs et des brochettes au coura coura. Cet atelier technique qui consacre le début des travaux de construction d’ouvrages d’assainissement et de drainage des eaux pluviales dans la ville a permis de sensibiliser les acteurs sur les enjeux du projet.
C’est sous la présidence du ministre des Infrastructures et du désenclavement représenté par son conseiller technique Abdoulaye Ouédraogo que les travaux de construction d’ouvrages d’assainissement et de drainage des eaux pluviales dans la ville de Kaya ont été officiellement lancés le vendredi 9 mai 2025 dans cette localité de la région du Centre-Nord. A travers un atelier technique de démarrage, les acteurs ont pu s’imprégner des travaux à réaliser et des enjeux de leur implication pour une mise en œuvre réussie du projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires à Kaya, d’un coût global de plus de 9 milliards de F CFA. Pour Ollo Franck Hervé Kansié, directeur général de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGITIB), les grandes activités du projet vont consister à l’aménagement et à l’entretien de 24 km du réseau d’assainissement, l’aménagement de collecteurs et de caniveaux et de voiries en terre et la prise en compte du volet environnemental entre autres. Il a poursuivi avec une description complète des travaux à réaliser tout en présentant les objectifs de l’atelier.

Expression de la mise en œuvre du projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires, ces travaux de construction d’ouvrages d’assainissement, de drainage des eaux pluviales et de voiries connexes dans la ville de Kaya, constituent la phase d’urgence à mettre en œuvre, suivant les conclusions du schéma directeur de drainage des eaux pluviales produit en 2021 dans le cadre de la mise en œuvre du projet de transport et de développement des infrastructures urbaines. Pour sa part, le coordonnateur du projet, Mathieu Lompo, s’est fait l’écho des objectifs du projet et a exhorté les bénéficiaires à l’appropriation de celui-ci pour une exécution idoine des travaux. «Nous accueillons ce projet avec grande joie. La ville de Kaya a été durement éprouvée par les inondations et les phénomènes de drainage des eaux pluviales. Avoir plus de 20 km de linéaire dans la ville qui seront concernés par le projet, est un grand soulagement pour les populations», s’est réjouie Solange Kima/Minoungou, présidente de la délégation spéciale de la commune de Kaya. Elle appelle par la même occasion, la population notamment ceux qui occupent les emprises des voies à les libérer pour une exécution diligente des travaux.

La mise en œuvre du projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires (PMDUVS) vise, selon le représentant du ministre des Infrastructures et du désenclavement, le conseiller technique Abdoulaye Ouédraogo, à améliorer les infrastructures de transport, en renforçant la sécurité routière, en promouvant une mobilité durable et inclusive, et en renforçant les capacités d’adaptation et de résilience des populations de Bobo-Dioulasso, Kaya et Ouahigouya face aux effets néfastes du changement climatique. Ce projet, initié par le gouvernement burkinabè en collaboration avec la Banque mondiale, permettra de faciliter l’accès aux services de base et aux opportunités économiques dans les villes concernées.
Poids des personnes déplacées sur les communautés d’accueil

Le choix des villes de Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Kaya concernées par le projet, n’est pas fortuit selon le représentant du ministre. Entre autres raisons, a-t-il cité, le poids des personnes déplacées sur les communautés d’accueil, la complémentarité spatiale et technique avec les autres projets financés par la Banque mondiale et d’autres bailleurs de fonds, leur situation sécuritaire et leur accessibilité, le budget disponible et enfin, la vulnérabilité aux chocs climatiques. «Ces villes sont confrontées à des défis en matière de développement urbain, de mobilité, de sécurité routière et de disparités entre les sexes, tout en étant exposées aux risques climatiques (inondations, hausse de la température, etc.).

En outre, l’accroissement de la violence due aux groupes armés terroristes a entraîné une crise majeure de déplacements internes, une insécurité alimentaire et une dégradation de l’offre de services de base. Ces personnes déplacées internes se regroupent de plus en plus dans les centres urbains, principalement dans les villes secondaires plus sécurisées», détaille le représentant du ministre.
A noter que c’est le groupement d’entreprises COGEB/EGK qui assurera l’exécution des travaux pour un délai de 12 mois hors saison pluvieuse. La remise des sites, elle, a été déjà faite le 13 mars 2025 et les travaux ont connu leur démarrage, le 14 avril 2025.
Oussen OUEDRAOGO
Article à retrouver dans la parution numéro 33 du support physique du journal La Nation en marche, du 15 mai au 14 juin 2025

