Âgé de 80 ans, le chef de l’État ougandais, Yoweri Museveni, a été désigné, ce 24 juin 2025, par son parti comme candidat de celui-ci pour la présidentielle prévue en janvier 2026. Ainsi, c’est un 7e mandat que son parti, le Mouvement de résistance nationale (NRM), l’autorise à briguer.
Après 40 ans au pouvoir, l’homme qui a fait de l’Ouganda sa « bananeraie » qu’il n’est pas prêt à léguer à quelqu’un, n’est pas encore rassasié de jouir des fruits de sa plantation. Faisant partie des chefs d’État africains avec une longévité au pouvoir, il s’était déjà taillé une Constitution à la hauteur de ses ambitions d’accaparement du pouvoir.
Aussi avait-il fait réviser 2 fois la Constitution, tout en prenant le soin de supprimer la limite du nombre des mandats. Sans oublier de faire sauter le verrou de la limite d’âge pour s’offrir un boulevard permettant de régner ad vitam aeternam, à l’image de certains de ses pairs africains qui n’envisagent pas une vie après le pouvoir ; convaincus qu’ils sont les hommes providentiels et faisant leur l’adage selon lequel « Après moi, c’est le déluge » qui attend la nation. Comme le dit un proverbe, « Le chat ne lâche jamais le morceau de viande qu’il a dans la gueule « .
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