7 morts et des dizaines de personnes arrêtées. C’est le bilan établi par la société civile suite aux manifestations des 26, 27 et 28 juin 2025 à Lomé au Togo, réprimées par les forces de l’ordre. Les autorités judiciaires, elles, précisent que 52 personnes ont été interpellées à l’occasion ; lesquelles ont été présentées le 30 juin, au juge d’instruction qui a pu entendre 49 personnes.
Parmi ces dernières, 18 ont été libérées pour insuffisance ou absence de preuves. Par contre, 31 personnes ont été placées en détention provisoire avant de comparaître au tribunal de Lomé le 4 juillet dernier.
Suite au procès, 12 personnes ont bénéficié de la liberté, tandis que les 19 autres ont été condamnées à 12 mois de prison, notamment avec du sursis pour 11 des 19 accusés. Si la pression contre le régime du président Faure Gnassingbé est maintenue par les manifestants qui entendent troubler la tenue des élections municipales du 17 juillet prochain, le gouvernement togolais a annoncé avoir ouvert une enquête judiciaire pour « faire toute la lumière » sur les morts enregistrées lors des manifestations. Cela va-t-il contribuer à contenir les manifestations des 16 et 17 juillet projetées ? That’s the question…
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