Depuis le 25 septembre 2025, la contestation contre le pouvoir bat son plein au Madagascar et menée par la Génération Z (Gen Z) constituée de jeunes majoritairement âgés de 17 et 18 ans. À l’origine justifié par les coupures d’électricité et d’eau, le mouvement s’insurgeait par la suite contre la corruption et a pris une tournure politique avec l’appel à la démission lancé par les manifestants au président Andry Rajoelina.
A quelques heures de l’expiration de l’ultimatum donné par la Gen Z au président de la République – lui demandant notamment de démissionner -, le président a organisé jeudi 11 octobre 2025 au Palais d’État un dialogue avec différents acteurs de la société. Etudiants, salariés, représentants religieux, entrepreneurs, ont ainsi saisi l’occasion pour exprimer leurs doléances au chef de l’État. Plus d’un millier d’invités étaient présents sur un total de 1 800 invités.
Malheureusement, cette trouvaille du président n’a pas pu faire baisser la grogne. Pêchant en eaux troubles politiques, le contingent militaire du Capsat s’est engouffré dans la brèche. En véritable troisième larron, ce corps a décidé de rejoindre les manifestants dans la rue, tout en appelant les policiers et les gendarmes à les rejoindre et à ne plus obéir à « l’ordre de tirer » sur les manifestants. Et ce n’est pas tout : il a aussi demandé aux militaires postés devant les palais présidentiels de quitter leurs positions et de bloquer l’aéroport, informent nos confrères de France24.
Auparavant, les manifestants avaient réussi par un tour de malice à faire crever un véhicule blindé des gendarmes réputés plus féroces dans la répression de la manifestation. Ces derniers ayant fui et abandonné le véhicule, on voit dans une vidéo les manifestants perchés sur le véhicule blindé. Par ailleurs, selon la source sus-citée, le président Andry Rajoelina ne serait plus à Madagascar et aurait rejoint le Mozambique.
Vu d’Abidjan où les manifestations contre le 4e mandat du président Ouattara battent leur plein depuis la matinée de ce 11 octobre avec des centaines d’interpellations et des blessés, le timing fait certainement grincer les dents chez les tenants du pouvoir politique. Avec la crainte qu’une contagion, notamment la poursuite des contestations sur une longue période à issue incertaine…
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