Le 10 octobre 2024, deux avocats burkinabè en partance pour Bobo Dioulasso, ont été enlevés par des terroristes sur l’axe Dédougou-Bobo. Avant d’être libérés, 26 jours plus tard. S’adressant à ses promotionnaires de la faculté de droit de l’université de Ouagadougou, promotion 2004-2008, l’un d’eux en l’occurrence, Gontran Somé, traduit ses sincères remerciements pour l’élan de solidarité bénéficié. Aussi, il confie avoir été conduit jusqu’au Sahel et révèle à demi-mots les conditions difficiles de leur détention. Lisez ci-dessous !
« Bonsoir prom!
Par vos prières en unisson qui ont été exhaussées par Dieu, le miracle s’est produit pour mon confrère et moi qui étions plus proches de la mort que de la vie. Enlevés le 10 octobre sur la route Dédougou-Bobo à 90 km de Bobo, nous avons été conduits au Sahel dans les zones les plus dangereuses dans les conditions les plus difficiles et pénibles dans une prison avec d’autres personnes en côtoyant la mort à chaque instant.
Nous rendons donc grâce à Dieu de nous avoir protégés pendant 26 jours de captivité et d’avoir entendu les prières de milliers de bons gens comme vous pour notre libération.
On se remet petit à petit après un séjour de 2 jours à l’hôpital à notre arrivée.
Je n’étais pas joignable car nos ravisseurs nous ont pris nos biens : téléphone, argent et ma voiture. Ce ne sont que du matériel; on s’en plaint pas. Nous avons pu refaire nos CNIB hier et reprendre nos puces. Nous sommes à nouveau dans la civilisation car nous étions dans les ténèbres.
Merci, merci, merci pour la chaine de solidarité et de prières.
Vivement la paix pour notre Patrie »
La Nation en marche

