CAN 2023 : Les Etalons vont-ils rééditer l’exploit de la précédente édition ?

Du 13 janvier au 11 février 2024, la Côte d’Ivoire abritera la 24e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN). Et Abidjan a mis les petits plats dans les grands pour que la grand’mess du football africain soit belle et des plus mémorables, avec à la clé plus d’un milliard de dollars investis. Ainsi, de la lagune Ebrié à la ville portuaire de San Pedro, sur une chaussée de la côtière flambant neuve en passant par Korogho dans la savane arborée du pays, Bouaké et Yamoussoukro la capitale politique, la Côte d’Ivoire offre à l’Afrique et au reste du monde une belle vue d’infrastructures routières, 4 stades neufs et 2 stades rénovés,  d’hôtels luxueux, des « ponts » géants et d’échangeurs modernes à l’occasion de la CAN 2023 qui se  joue en janvier-février 2024 en raison des conditions climatiques en Eburnie. À cette CAN, 24 équipes sont en compétition pour le précieux graal dont les Étalons du Burkina Faso qui ont fini demi finaliste lors de la précédente édition au Cameroun.

Malgré la présence des grandes nations du football africain dans la compétition, telles que le Cameroun, le Maroc, l’Algérie le Sénégal et le pays hôte, l’équipe nationale du Burkina Faso a de grandes ambitions. Elle ne s’affiche certes pas sur la short liste des favoris mais les protégés d’Hubert Velud croient en leur capacité de ramener la coupe à Ouagadougou au soir de la  finale qui sera disputée le 11 février prochain au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé dans la capitale économique. Logée dans la poule D à Bouaké, le capitaine Bertrand Traoré et ses coéquipiers croiseront les crampons avec les Mourabitounes de la Mauritanie, le 16 janvier au titre de la première journée avant de se mesurer aux Fennecs de l’Algérie, le 20 janvier et clore la phase des poules face aux Palancas Negras, le 23 janvier. En tous les cas le sélectionneur national dispose d’une écurie pleine d’Etalons très galopants et évoluant dans de nombreux championnats européens et africains et en mesure de hisser le pays des hommes intègres au grand palmarès du football africain. Les Étalons sont donc attendus dans cette CAN de l’hospitalité dont les premiers matchs annoncent de grandes hostilités.

A regarder dans le rétroviseur de la compétition, les Étalons n’affichent pas de piètres participations ces 10 dernières années. Tout commence en 1968 avec une première participation à la messe du sport roi en Afrique, puis en 1978 au Ghana. Abonnés absents aux éditions suivantes pendant 18 ans, c’est en Afrique du Sud lors de la CAN 2016 que nos Étalons renouent avec cette compétition. En 1998, sur ses propres installations, l’équipe nationale burkinabè a fait une chevauchée fantastique et a fini demi-finaliste. Depuis lors, exception faite des éditions 2006 et 2008, le Burkina Faso est coutumier à cette compétition et avec un palmarès qui laisse un espoir aux Burkinabè de remporter la coupe cette année chez le voisin ivoirien. Ce, d’autant plus que lors des éditions où les Étalons ont réussi l’exploit de se hisser dans le dernier carré de la compétition, ils ne se sont jamais rendus à la compétition avec les pronostics favorables de l’opinion ; ne faisant jamais partie des favoris.

La demoiselle abidjanaise ne s’est pas si bien parée pour juste danser le mapouka sur le rectangle vert

Sur 13 participations, le Burkina Faso a été une fois finaliste (2013), une fois troisième (2017) et 2 fois quatrième (1998 et 2021). Au moment où la Côte d’Ivoire a donc lancé le bal en réussissant son entrée en lice marquée par une victoire de 2 buts à zéro contre la Guinée Bissau et avec l’ambition d’honorer son statut de favori pour tenter de décrocher une troisième étoile, il faut compter avec cette équipe des Étalons qui n’entend pas faire de la figuration à Abidjan. En tout cas, loin de  vouloir faire preuve de chauvinisme aveugle, les Burkinabè croient dur comme fer que leurs poulains essayeront au moins de rééditer l’exploit de la précédente édition de la CAN au Cameroun où ils sont sortis 4e en 2021. Et cette espérance, les Burkinabè ont du mal à en faire mystère. À travers les rues animées de Ouagadougou et des autres villes du pays, l’excitation monte à mesure que l’effervescence éblouissante de la CAN monte à son paroxysme. En tout cas, les favoris sont prévenus même si l’on sait que la demoiselle abidjanaise ne s’est pas si bien parée pour juste danser le mapouka sur le rectangle vert, que les Lions de la Teranga ont la soif inextinguible de conserver le trophée, que les Lions du Cameroun et les Égyptiens tenteront d’écrire la revanche de Yaoundé, que les Lions de l’Atlas essayeront de confirmer leur honorable prestation réalisée au mondial, etc. En attendant, l’on note que le Nigeria et la Guinée équatoriale, tout comme l’Egypte et la Mozambique, se sont quittés sur un score nul, respectivement d’un but et de 2 buts partout. C’est dire si en termes de première impression, le niveau des équipes semble s’équivaloir. Les jours à venir confirmeront ou infirmeront cette impression à travers les matchs alléchants au programme.

La Rédaction

Article paru le 16 janvier 2024 dans le numéro 17 du journal La Nation en marche

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