Entouré de ses plus proches collaborateurs et des principaux acteurs dans la mise en œuvre du projet de modernisation du péage routier, le Directeur général (DG) du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), Théodore Gouwindmanegré Ouédraogo, a animé le 1er juillet 2025 un point de presse au nouveau poste de péage de Boudtenga, à la sortie Est de Ouagadougou. Le point de presse a été essentiellement axé sur l’adoption en conseil des ministres du 28 mai 2025 d’un décret portant gestion du péage et l’annonce de l’ouverture prochaine des 3 postes de péage modernes dont la réalisation est achevée.
C’est après avoir présenté sa structure que le DG du FSR-B, Théodore Ouédraogo, est entré dans le vif du sujet. L’on retient de sa présentation du FSR-B que celui-ci est un établissement public de l’État doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, et créé en 2016. Selon le DG Ouédraogo, le FSR-B a su évoluer pour devenir de fait, un fonds de 3ème génération, capable de mobiliser des recettes propres et de lever des fonds sur le marché financier afin de financer aussi bien l’entretien que des travaux d’infrastructures neufs. « C’est dans cette dynamique, poursuit le DG, que s’inscrit le nouveau décret portant gestion du péage (…). Ce décret marque une étape décisive dans l’amélioration de la gouvernance des péages routiers au Burkina Faso. Il fixe désormais un cadre normatif clair, moderne et adapté à nos ambitions en matière de collecte des taxes de péage ».

Après quoi, M. Ouédraogo a fait savoir que les travaux de réalisation des 3 postes de péage modernes du Burkina sont terminés à Boudtenga, Tintilou (sortie ouest de Ouaga) et Kotédougou (à l’entrée de Bobo sur la route nationale 1). Aussi a-t-il annoncé l’ouverture prochaine des 3 postes de péage modernes, « entièrement financés sur ressources propres, pour un montant total d’environ 18 milliards de francs CFA ». Selon ses explications, les 3 postes de péage présentent une grande similarité en termes de caractéristiques organisationnelles et techniques avec notamment 13 voies dont 6 voies dans chaque sens de circulation et une voie centrale. Toutefois, a-t-il précisé, au lieu de 13 voies, le poste de péage de Kotédougou fait exception en comportant au total, 9 voies.

Le premier responsable du FSR-B a poursuivi en notant que les infrastructures réalisées répondent aux standards internationaux, visant ainsi à réduire les déperditions de recettes, améliorer la fluidité du trafic aux postes de péage, sécuriser les recettes et accroitre celles-ci. Puis, se voulant exhaustif sur les avantages des réalisations faites, le DG du FSR-B a soutenu que la mise en service prochaine de celles-ci « s’inscrit dans une vision à long terme : bâtir un réseau routier résilient, moderne et équitablement réparti sur l’ensemble du territoire. Un réseau qui soutient la croissance économique, l’intégration des territoires et la mobilité des citoyens ».
Une avancée majeure dans la stratégie de mobilisation des ressources financières

Mettant à profit le point de presse, le DG Ouédraogo a passé en revue plusieurs projets structurants réalisés et entièrement financés par le FSR-B. Il a ainsi cité entre autres, la réhabilitation du tronçon Pâ –Dano–Diébougou, le bitumage de la route Gaoua–Batié et Dandé-Kourouma, l’achèvement du tronçon Sapaga–Kalwatanga et la poursuite des travaux sur Kalwatanga–Boulsa. Et ce n’est pas tout. « Dans les zones urbaines, le FSR-B a participé activement à l’aménagement de la voirie dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, contribuant à leur modernisation », a-t-il affirmé, citant les voies à Karpala et à l’alentour de l’hôpital de Bogodogo, la voie d’accès au quartier Rimkièta, la réhabilitation des avenues Yennenga et du Mogho dans la ville de Ouagadougou, la voie d’accès au quartier Bassinko, la route reliant l’avenue Châlons-en-Champagne au port sec de Bobo-Dioulasso, la route de Léguéma allant de l’ouvrage existant au PK5 de cette route jusqu’au village de Léguéma.
Par ailleurs, de la déclaration liminaire lue par le DG du FSR-B, apprend-on, la structure a aussi « entrepris la semi-modernisation de certains postes de péage dont la phase pilote concerne 4 postes de péage (Ziniaré, Tenkodogo, Boromo et Bindé) et cela, dans un but d’harmonisation progressive du dispositif national ».

Enfin, convaincu que le développement passe par la route et que la route du développement passe par un financement durable des infrastructures routières, le DG Ouédraogo a déclaré que l’entrée en vigueur du nouveau décret, combinée à l’ouverture des nouveaux postes de péage, constitue une avancée majeure dans la stratégie de mobilisation des ressources financières. Avant d’appeler les usagers « à une adhésion pleine et entière (…) pour accompagner cette dynamique de transformation ». A noter qu’à la suite du point de presse, les hommes de médias ont eu droit à une visite des principales réalisations faites. Aussi, la sortie à Boudtenga a enregistré la présence de Franck Ollo Kansié (DG de l’Agetib, structure ayant assuré la maîtrise d’ouvrage déléguée des travaux) et de Ousmane Nacoulma (patron de CAEM, structure qui a contrôlé les travaux réalisés).
Adama KABORE

