Ce dimanche 3 août 2025, le Brésil a dû retenir son souffle suite à la marche des dizaines de milliers de partisans de l’ancien président Jair Bolsonaro ; laquelle a vite dégénéré. Selon nos confrères de Tf1 info, « la cour suprême brésilienne a été saccagée, ses sièges piétinés, ses bureaux vandalisés, tout comme le palais présidentiel. Et le congrès pris d’assaut par ces manifestants installés ici au bureau du président du Sénat ».

La cour suprême brésilienne a été saccagée

Pour y arriver, les manifestants ont forcé les barrages de police dont les éléments peu nombreux ont visiblement été débordés par le nombre des manifestants, pour avoir probablement sous-estimé la grogne. Il a fallu finalement recourir à un renfort de la police, au sol et dans les airs, pour pouvoir disperser la foule à l’aide de gaz lacrymogène. A noter que plus de 300 personnes ont été arrêtées après des affrontements avec les forces de l’ordre.

Les sièges de la cour suprême brésilienne ont piétinés par les manifestants

Outre les sanctions contre Bolsonaro « frappé de 8 ans d’inéligibilité et menacé d’une lourde peine de prison pour tentative de coup d’Etat » en 2022 pour rester au pouvoir malgré sa « défaite » contre Lula da Silva, les manifestants contestent toujours l’élection du président Lula considérée comme truquée selon eux. « Lula est un voleur, ta place est en prison », « On veut de nouvelles élections, des urnes propres », ont soutenu 2 manifestants.

Bureau vandalisé au niveau de la cour suprême brésilienne

Sous bracelet électronique, Bolsonaro est contraint de rester chez lui soir et week-end et interdit d’utiliser les réseaux sociaux, rapportent nos confrères de Tf1 Info. Mais selon ses partisans, notamment le député Marco Feliciano, « il ne peut pas parler, mais nous pouvons parler à sa place ».

Des manifestants prenant d’assaut le bureau du président du sénat

La manifestation fait suite aux sanctions prises, dans cette affaire, par l’administration Trump contre le Brésil : surtaxe douanière de 50% sur certains produits brésiliens exportés vers les Etats-Unis avec comme date d’entrée en vigueur, le 6 août et menaces de sanctions contre le juge chargé du procès contre Bolsonaro. « Je suis 100% d’accord avec ces sanctions », a lâché une manifestante tandis qu’un autre manifestant soutient qu’il s’agit d’un mal nécessaire. De son côté, le président américain, Donald Trump, a accusé le juge de la cour suprême brésilienne, Alexandre de Moraes, de mener une « chasse aux sorcières».

Plus de 37 000 manifestants étaient dans la rue selon les estimations de chercheurs

A noter que vêtus en vert et jaune (couleurs du Brésil), les manifestants n’ont pas hésité à brandir des pancartes sur lesquelles on pouvait lire ceci : « Merci Trump ». Enfin, selon les estimations de chercheurs de l’université de Sao Paulo, c’est plus de 37 000 manifestants qui étaient dimanche dans la rue après une organisation à travers les réseaux sociaux.

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