Il n’y a pas que l’Inter qui y passe à travers une raclée de 5 buts à zéro en finale de champions league face au PSG de Luis Enrique. Le Real Madrid également en prend de son grade à travers une cinglante fessée de 4 buts à zéro en demi-finale de la coupe du monde des clubs. Une défense moribonde, un gardien transformé en passoire, un milieu sans colonne vertébrale et décérébré, une attaque souffrant d’une constipation d’inspiration, etc., voilà le visage montré par l’équipe de Xavi Alonso sur le rectangle vert hier 9 juillet 2025.

Courtois la passoire, Rudiger l’infortuné, Belligham l’espoir maintes fois déçu, Mbappé au destin étrange et contrasté, Vinicius l’irrégulier au tempérament sanguin, etc., ont été littéralement transparents dans une partie qui s’apparente à celle de mai 2023 les ayant opposé à Manchester City où ils ont été copieusement laminés par le même score. Un naufrage collectif devant un récital sans appel de l’adversaire, c’est le dénominateur commun de ces deux matchs qui laisse une tache noire indélébile sur la réputation blanche d’une équipe désormais condamnée à une vraie introspection pour renaître de ses cendres. Pour y arriver, brandir la multitude des trophées accumulés de par le passé ne saurait être la solution. Au contraire, c’est se chatouiller pour rire que de s’y prendre ainsi, en garantissant ipso facto l’assurance de compter ad vitam aeternam ses futurs déboires sportifs.

Tout se passe comme si le maillot blanc ne fait plus rêver

Si Carlo Ancelotti a laissé derrière lui une équipe exsangue et méconnaissable, Xavi Alonso, présenté comme le messie qui sortira le Real Madrid du gouffre de l’enfer, a la lourde responsabilité de reconstruire l’équipe en lui redonnant ses lettres de noblesse. Certes, avec son sacre en champions league, le PSG a achevé de démontrer sa suprématie sur le football européen en cette saison sportive 2024-2025. Mais de là à subir une telle humiliation sans la moindre manifestation d’un sursaut d’orgueil pour sauver l’honneur d’une équipe considérée comme un grand d’Europe, il faut y voir les signes d’un malaise profond que ne saurait excuser la méforme de Mbappé qui n’a rejoint ses coéquipiers sur la pelouse qu’en 8e de finale après une intoxication alimentaire.

Tout se passe comme si le maillot blanc ne fait plus rêver, comme si les joueurs ont décidé désormais de dormir sur les anciens lauriers de l’équipe, convaincus que celle-ci a déjà tout eu à sa gloire. Le fighting spirit et l’esprit de gagne permanent semblent ainsi avoir fui les esprits madrilènes désormais tournés vers la célébration infinie des gloires passées qui suffiraient pour le bonheur éternel du club et de ses supporters. Xavi Alonso devra donc crever l’abcès pour trouver la thérapie de choc qui s’impose au risque de voir continuellement l’équipe prostrée sur la pelouse avec des yeux hagards face à l’exploit de ses adversaires…

Adama KABORÉ

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