Tenu à Rio de Janeiro au Brésil, les 6 et 7 juillet 2025, le 17ᵉ sommet des BRICS a servi de cadre aux participants, pour lancer un appel à la réforme de l’ONU, du FMI et de la banque mondiale. Ce, à travers notamment la déclaration dite de Rio qui plaide pour une gouvernance mondiale inclusive et durable. Outre les membres historiques que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, le sommet a enregistré la présence des pays nouveaux membres : Égypte, Éthiopie, Indonésie, Iran et Émirats arabes unis.
Si le sommet a eu lieu au moment où le président américain, Donald Trump, menaçait d’imposer une taxe additionnelle de 10% à l’encontre des membres des Brics contre toute politique anti-américaine, la déclaration finale des Brics a récusé la fréquence avec laquelle interviennent des mesures tarifaires unilatérales et protectionnistes.
Même si les Brics se sont gardés de nommer directement Trump, il y a fort à parier qu’il soit dans le viseur. Et ce n’est pas tout. Les dernières attaques contre l’Iran ont été condamnées par les Brics qui ont déploré la situation humanitaire à Gaza, avant de plaider pour une solution à deux États. Toutefois, pour ne pas frustrer leur allié russe, les Brics se sont voulus neutres dans l’affaire de la guerre en Ukraine.
À noter que deux absences de taille ont été remarquées à Rio : celle du président chinois absent pour la première fois depuis 2012 et représenté par son Premier ministre. Et aussi celle de Vladimir Poutine. Visé par un mandat d’arrêt de la CPI, ce dernier a participé au sommet par vidéoconférence. Pour sa part, l’Inde assurera la présidence des BRICS en 2026. En attendant cette perspective, côté africain, le Nigeria et l’Ouganda ont participé au sommet de Rio de Janeiro en qualité de partenaires officiels.
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