Le mois de juin 2024 aura été marqué par des activités diverses au sein du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B). Parmi les plus emblématiques de ces activités, figurent des formations et audits internes qui symbolisent du dynamisme de la structure. Sans oublier des validations de rapports. Pour comprendre davantage la teneur de ces activités, nous sommes allé à la rencontre de certains responsables de la structure qui n’ont pas été avares en paroles.
S’assurer que les fonds qu’il alloue aux directions régionales des infrastructures et du désenclavement sont utilisés conformément aux conventions qui le lient à ces dernières, voilà l’objet des audits internes menés durant le mois de juin 2024 par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B). Outils de bonne gouvernance, ces audits ont concerné les conventions 2022 et 2023 des directions régionales des infrastructures et du désenclavement du Centre-Est et de l’Est, et se sont tenus respectivement du 23 mai au 9 juin 2024 à Tenkodogo et du 29 mai au 15 juin 2024, à Fada. Dans l’ensemble, ces audits se sont réalisés sans accroc. De Tenkodogo à Fada N’Gourma, c’est une réunion d’ouverture, les travaux d’audit proprement dits, une réunion de clôture, etc. qui ont meublé ces audits. « Dans la phase des travaux, il y a eu des rencontres pour avoir des pistes d’audit afin de mieux comprendre et mener des contrôles pointus. A l’issue de ces entretiens, on demande la documentation pour passer à la partie contrôle », décrit le directeur de l’audit interne, Abdoumoustalif Zongo.

Selon ce dernier, au terme des audits, l’on retient que la principale recommandation faite est en lien avec une mauvaise compréhension de la convention de financement, notamment sur « la bonne manière de comprendre les procédures et comment les dépenses doivent être réalisées pour être en conformité avec les conventions ». Reste maintenant, assure-t-il, à tenir bientôt à Ouagadougou, une rencontre de présentation des observations constatées et d’explication des procédures pour la bonne gestion des conventions. « Le FSR-B n’alloue pas les fonds pour ensuite rester les bras croisés. Il essaie de vérifier si ces fonds sont bien utilisés », renchérit le Directeur général (DG) du FSR-B, Théodore Ouédraogo. A noter que les conventions visent à permettre des acquisitions et l’exécution par les structures concernées, des activités du ministère des Infrastructures et du désenclavement. Ces activités peuvent concerner « des missions de contrôle à pied d’œuvre, des missions de supervision, des missions d’installation de gardiens de barrières et de supervision de ces dernières, des missions de suivi de réseau », précise le directeur de l’audit interne.

Une autre activité menée par le FSR-B et qui a retenu notre attention, c’est la formation intensive sur les techniques de sécurité et secourisme de base en faveur des agents de la structure ; formation qui s’est tenue en 2 sessions, notamment à Ziniaré du 19 au 21 juin et à Ouagadougou, du 25 au 27 juin 2024.
« Nous avons même perdu des agents. Il fallait nécessairement faire quelque chose »
Selon la Directrice des ressources humaines (DRH) du FSR-B, Kardiatou N’Diaye Siritié, cette formation trouve son fondement dans le contexte sécuritaire national marqué par des attaques terroristes contre des postes de péage. « Malheureusement, nous avons même perdu des agents. Il fallait nécessairement faire quelque chose. Ce qu’on a fait, c’est de penser à une formation pour les agents qui sont exposés ; les postes de péage étant situés à l’entrée et à la sortie des villes », justifie-t-elle.

Animée en 2 étapes (théorique et pratique) par des experts, la formation a concerné 3 modules (sécurité et sûreté, secourisme de base et sécurité incendie) et a permis aux participants d’acquérir des rudiments nécessaires pour sortir du bourbier en cas de danger. « Il y a eu beaucoup de simulations. On a eu à faire beaucoup de cas pratiques ; on a mis les agents dans des situations de crise et on leur a montré des attitudes à adopter face à chaque situation de crise. Les agents ont rampé ; ils ont appris comment secourir quelqu’un qui a des difficultés respiratoires, qui est atteint accidentellement. Ensuite, on a appris comment éteindre l’incendie et utiliser l’extincteur », explique la DRH du FSR-B.
Enfin, selon le DG du FSR-B, le mois de juin 2024 a aussi été marqué par la validation de 3 rapports consécutifs à « des études commanditées par le fonds pour améliorer sa gouvernance ». « Le 1er rapport est relatif à un audit technique qui doit permettre de regarder si en termes de procédures dans l’ensemble des projets financés par le fonds, les ressources allouées sont bien utilisées et si les travaux ont été exécutés dans les règles de l’art », explicite-t-il.

Avant de révéler que le 2e rapport est relatif à un plan stratégique dont veut se doter le FSR-B, car soutient-il, « Sans stratégie qui est une boussole, on ne peut pas atteindre de façon efficiente nos objectifs ». Pour le 3e rapport, il porte sur un système d’information dont ambitionne de se doter le FSR-B afin d’optimiser les performances des agents. Ces rapports ont fait l’objet d’amendements dont la prise en compte par le consultant permettra de les soumettre au conseil d’administration pour validation définitive.
Adama KABORE

