Une vue aérienne du siège de Aube nouvelle Bobo

Créée en 1992 sous l’appellation Institut supérieur d’informatique et de gestion (ISIG International) avant d’accéder au statut d’université par arrêté ministériel n°2012-396/MESS/SG/DGESR et n°2020-259/MESRSI/SG/DGESup, l’université Aube nouvelle compte 33 années d’existence. De ses modestes débuts à sa stature actuelle de pôle d’excellence, l’établissement a formé plus de 35 000 diplômés essentiellement en licence et master, contribuant ainsi de manière significative au développement de divers secteurs d’activités à travers le pays des hommes intègres et au-delà. Dans ce dossier consacré à l’établissement, nous réalisons une immersion au cœur d’un temple du savoir résolument tourné vers une approche pédagogique alliant théorie et pratique.

Pionnière dans l’enseignement supérieur privé au Burkina, Aube nouvelle a dû faire face à l’hostilité de ses détracteurs décidés à torpiller le projet à sa naissance et même, de fermer l’établissement. Son président directeur fondateur, Isidore Gnatan Kini, a dû faire preuve d’une détermination inébranlable pour prouver sa crédibilité. Sa pugnacité a fini par porter des fruits. Après avoir fait ses preuves en interne, l’ancêtre de Aube nouvelle part à la conquête du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) où ses premiers diplômes sont reconnus en 2003. A ce jour, l’université enregistre plus d’une cinquantaine de diplômes accrédités. Ces victoires ont été précédées par l’implantation d’une représentation de l’institut dans la ville de Bobo-Dioulasso dès la rentrée scolaire 2003-2004, et l’adoption du système Licence-Master-Doctorat (LMD) au cours de l’année scolaire 2006-2007. La crédibilité acquise a également permis de restaurer la confiance des institutions financières, facilitant l’obtention de crédits. Ces fonds ont été judicieusement investis par le fondateur de l’établissement dans l’acquisition d’équipements modernes et la réalisation d’infrastructures gigantesques et futuristes : bâtiments administratifs et pédagogiques de R+3, extensibles, abritant les deux campus de l’université, à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. Conséquence, l’établissement de M. Kini attire aujourd’hui des étudiants d’une vingtaine de nationalités, principalement africaines.

«Nous formons beaucoup de jeunes qualifiés et capables de s’auto-employer en initiant leurs propres affaires », affirme le fondateur de Aube nouvelle, Isidore Gnatan Kini

Présent à la fois à Ouagadougou (première ville du Burkina et capitale politique) et à Bobo-Dioulasso (deuxième ville du pays et capitale économique du Burkina), le groupe des universités Aube nouvelle se compose de plusieurs Unités de formation et de recherche (UFR) et d’instituts, proposant des offres de formation diversifiées. Formant la première composante majeure de l’université, les différentes UFR concernent entre autres : Sciences économiques et de gestion (SEG), Sciences et technologies (ST), Sciences juridiques et politiques (SJP), sciences humaines, lettres et langues. Les formations assurées dans ces UFR permettent de délivrer des diplômes de licence et de master. Ainsi, à travers l’UFR/SEG, ce sont des formations qui sont assurées en analyse économique, en management international ; en économie agricole, des ressources naturelles et de l’environnement ; en croissance et économie de développement, etc. S’agissant de l’UFR/SJP, l’on note l’existence de formations dans les filières de droit public, droit privé, de diplomatie et relations internationales, sécurité internationale.

Des étudiants en génie civil en plein cours pratique de réalisation du bétonnage

Pour sa part, l’UFR/ST comporte des filières telles l’agronomie, les probabilités et statistiques, la géologie appliquée et les mines, eau-hygiène-assainissement, etc. Enfin, dans sa composition, l’UFR sciences humaines, lettres et langues offre des formations en communication des organisations, communication pour le développement, en journalisme, en lettres modernes, en études anglophones, en linguistique, en sociologie, en psychologie, en traduction et interprétariat, etc.

Diversification des offres de formation

Quant à la seconde composante de l’université, elle comprend les instituts dont les filières enregistrent la délivrance des mêmes diplômes. Parmi ces instituts, l’on compte ISIG International subdivisé en 2 départements : ISIG business school et ISIG high tech présents sur les deux campus de Ouaga et de Bobo. « ISIG business school, école de référence dans l’administration des affaires, regroupe les filières de gestion : gestion des ressources humaines, gestion des projets, assurance, finances, transport logistique, comptabilité et marketing», éclaire le premier responsable de l’université. Pour sa part, ISIG high tech regroupe les filières technologiques : l’informatique, les télécommunications et le génie électrique ; offrant des formations en maintenance automobile, en énergies renouvelables, en électronique, en intelligence artificielle, etc. A ces instituts s’ajoute celui des métiers de la communication, du journalisme, de l’audio-visuel et du cinéma.

Le secrétaire général de Aube nouvelle Bobo, Panka Kini (à gauche), et le directeur général dudit campus, Henri Bayiré (à droite), pendant les échanges à Bobo

Dans le souci d’innover davantage et de répondre aux besoins du marché en allant au-delà des cursus universitaires classiques, la diversification des offres de formation de l’université s’est matérialisée par la création dans son enceinte, de centres spécialisés. Aussi l’université comprend-elle l’american langage center (centre américain des langues), l’american corner, le Centre de carrière et d’innovation (CCI), le centre de formation technologique, en anglais, Auben technology training center (Auben TTC). Fruit d’un partenariat avec l’ambassade des Etats-Unis au Burkina et dotés d’un service multimédia à connexion haut débit, le centre américain des langues et l’american corner assurent une formation de qualité en anglais, à travers des cours réguliers, de conversation, de préparation au TOEFL, etc. Par ailleurs, au regard des fortes relations économiques entre le Burkina Faso et la Chine, Aube nouvelle offre également des cours de mandarin en collaboration avec l’institut Confucius de l’université Nazi Boni. Cette initiative permet de préparer les étudiants à saisir les opportunités de bourses et d’affaires chinoises.

Etudiante en communication 2 au campus Ouaga, Marie Ange Badolo se réjouit «du confort du cadre d’apprentissage » à Aube nouvelle

Quant aux centres CCI et Auben TTC, ils incarnent en grande partie la vocation entrepreneuriale de Aube nouvelle. Ce sont ces services qui « facilitent l’insertion socioprofessionnelle des étudiants à travers des formations ciblées, des appuis-conseils et un placement actif dans les entreprises. Certaines de ces entreprises sollicitent d’ailleurs directement l’université pour recruter les meilleurs talents». Outre cette vocation, Auben TTC offre des services innovants et de digitalisation. S’il s’apprête à lancer une mission de certification en ligne pour les diplômes microsoft et cisco, sa cellule de développement a conçu deux applications phares mises sur le marché à des coûts accessibles : saphir academy et sophia. « Saphir academy est un progiciel de gestion intégrée permettant de gérer de manière intégrale, les universités, les instituts supérieurs, etc. », explique Hadi Ouoba, directeur de Auben TCC. Avant d’ajouter que l’université Aube nouvelle elle-même utilise ce logiciel, offrant à l’ensemble de ses acteurs un accès centralisé aux informations administratives et académiques. Quant à sophia, il est le progiciel spécifiquement conçu pour la gestion intégrale des lycées et collèges ; lequel est déjà adopté par plusieurs établissements au Burkina Faso. A noter que d’une manière générale, les offres de formations sont quasi présentes sur les deux campus de l’université Aube nouvelle.

Des étudiants en pleine composition dans une des grandes salles de l’université

Si les formations se déroulent à travers des cours théoriques en jour et nuit, un accent particulier est mis sur la pratique, véritable pierre angulaire de la pédagogie de l’université. Lors de notre visite le 13 juin au campus de Bobo, des étudiants en première année de génie civil et ceux en urbanisme étaient en plein cours de pratique. Si les premiers procédaient à la réalisation du bétonnage, les seconds étaient en atelier. « D’abord, on mesure une quantité de sable, de gravier et du ciment. Puis, on ajoute une quantité d’eau adaptée à ces différentes quantités. Après quoi, on fait le mélange jusqu’à ce que l’ensemble devienne pâteux et qu’on met dans un récipient et fait l’affaissement », a expliqué Calix Bamouni, étudiant en génie civil. De son côté, l’architecte Issouf Sawadogo, enseignant en module modelage maquette – dans la filière urbanisme –, a signifié que l’atelier permet aux étudiants de toucher du doigt, la réalité dans le cadre d’un projet urbain. « Actuellement, on travaille sur un des ilots. Les étudiants manipulent la matière, posent les bâtiments. Ça leur permet d’assimiler plus, surtout que dans notre domaine, c’est beaucoup plus pratique », a-t-il déclaré.

Ici, au centre de recherche de Satiri, à une quarantaine de km de Bobo, les étudiants en agronomie de Aube nouvelle en pleine immersion agricole

Cette volonté d’allier théorie et pratique se manifeste aussi bien dans le département de génie civil-architecture et urbanisme que dans les filières des sciences biologiques appliquées et du génie électrique, où les laboratoires sont particulièrement bien équipés. Aussi, des centres expérimentaux servent régulièrement de terrain d’application pour les étudiants en agro-sylvo-pastoral. Parmi ces sites d’expérimentation, l’on dénombre le centre de recherche de Satiri – propriété du fondateur Kini sur l’axe Bobo-Dédougou, d’une superficie de 35 ha –, les fermes agricoles de M. Kini à Koubri (à une trentaine de km de Ouaga) et Tiara (à 30 km de Bobo), la ferme de Kouentou de Jacob Sanou (recteur de Aube nouvelle Bobo), etc. «En mi-mars dernier, plus d’une centaine de nos étudiants des deux campus de niveau licence et master étaient en immersion agricole dans lesdits centres de recherche où ils ont notamment aménagé des serres», informe le secrétaire général de l’université de Bobo, Panka Kini. Avant que ne renchérisse le directeur général dudit campus, Henri Bayiré : «Hormis ces sites externes d’expérimentation où se fait la pratique, nous avons en notre sein des laboratoires bien équipés. Je n’ai jamais vu une université privée avec autant d’équipements».

«Niveler les capacités des étudiants aux standards internationaux»

Avec cette flopée d’offres de formations et les énormes investissements réalisés, l’université a adopté une approche carrément tournée vers les standards mondiaux. L’adoption du système L.M.D, notamment pour les masters en informatique et électronique, est une illustration de l’alignement de Aube nouvelle sur les normes académiques internationales. Pour y parvenir, l’établissement a mis un point d’honneur à signer des partenariats individuels avec des enseignants internationaux de renom, tels des enseignants de l’université de Québec au Canada, de Lyon III et Poitier en France, etc. Ces conventions permettent d’offrir aux étudiants une formation de pointe, les propulsant ainsi vers des carrières prometteuses. Soulignant l’importance de ces collaborations mondiales, le fondateur M. Kini a affirmé : «Certains de nos programmes sont couverts à plus de 50% par des missions internationales pour offrir aux étudiants du continent une formation professionnelle qualifiante et de qualité aux normes internationales.» Avant de poursuivre que «Chaque année, ce sont des professeurs d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie qui viennent donner de leur savoir afin de parfaire la formation des étudiants ». Selon le promoteur Kini, l’objectif de cette démarche est de «niveler les capacités de nos étudiants aux standards internationaux».

Pur produit de ISIG International devenu Aube nouvelle, la présidente de la commission de l’informatique et des libertés, Halguièta Nassa/Trawina, soutient que l’établissement était déjà en avance au début de la décennie 2000

Ne lésinant pas sur les moyens pour atteindre ses objectifs, l’université offre aux professeurs concernés un environnement d’apprentissage optimal. Si le campus de Ouaga met à la disposition des missionnaires une villa pour assurer leur hébergement, celui de Bobo-Dioulasso dispose d’un hôtel universitaire intégré destiné à héberger les enseignants venant des autres provinces du pays et de l’étranger. Une visite guidée des lieux a révélé le confort de ces appartements équipés de toutes les commodités, cuisine comprise ! «Avec ces commodités réunies sur place, l’enseignant se retrouve dans les conditions idéales pour optimiser son rendement », commentent nos guides. Et ce n’est pas tout. Des conventions ont aussi été signées par Aube nouvelle avec des universités publiques africaines, telles l’université du Ghana Legon, l’institut national polytechnique Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, etc. A cela s’ajoutent des conventions avec des universités européennes et chinoises, offrant la possibilité aux étudiants qui le désirent de pouvoir y poursuivre leurs études.

Aube nouvelle, c’est aussi une entreprise citoyenne dont les actions sont au service de la communauté. Fondée par un entrepreneur attaché à ses origines modestes, l’université se distingue par son engagement social. L’établissement octroie en moyenne 50 bourses d’études par an. Justifiant cette démarche, le fondateur Kini a déclaré : «Étant moi-même issu d’un milieu social défavorisé, j’accorde selon les cas, des réductions en termes de frais de scolarité, ou carrément j’octroie totalement des bourses d’études à certaines catégories d’étudiants.» Ces actions de responsabilité sociale se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de F CFA, sans compter une contribution annuelle significative à l’économie nationale via le paiement des impôts et taxes.

Une vue partielle d’étudiants en pleine composition dans un des amphithéâtres de l’université

D’une manière générale, les bénéficiaires des actions de Aube nouvelle, à commencer par les offres de formation et des équipements et infrastructures réalisées, apprécient à leur juste valeur, les efforts de l’université à réunir les conditions optimales d’apprentissage. Etudiante en licence 2 communication au campus Ouaga, Marie Ange Roseline Badolo tire satisfaction de l’intervention des professeurs étrangers. «C’est un véritable atout. Cette intervention apporte une diversité de méthodologies et d’expériences enrichissantes. Cela élargit notre horizon académique et professionnel », note-t-elle. Pour sa part, Levi Mardochée Hien, étudiant en 3e année de comptabilité au campus Bobo, salue la culture de l’excellence et les équipements mis à disposition. « Il y a des épreuves de test lourd à passer à la fin de chaque semestre. C’est vrai que c’est une période très stressante pour nous les étudiants, mais c’est une bonne expérience que je retiens de ces examens », déclare-t-il. Avant de se réjouir «des matériels de sonorisation dans les grandes salles, permettant aux étudiants d’entendre ce que dit le professeur. Et lorsqu’il y a délestage, un groupe électrogène prend le relai pour la continuité des cours » dispensés aussi dans des amphithéâtres d’une capacité de 263 places à Bobo et 350 à Ouaga. De son côté, alors qu’elle est en atelier dans le laboratoire architecture au campus Bobo, l’étudiante en urbanisme Charonne Paré témoigne des bienfaits liés à la culture de la pratique chère à l’établissement : « La pratique est vraiment bien, car on a ainsi une idée de comment à l’avenir, on pourra représenter les villes en volumétrie ». Par ailleurs, la vocation entrepreneuriale de l’université Aube nouvelle donne déjà des résultats. Gabriel Ouarmé, ancien étudiant en agronomie, en est un parfait exemple. Il a monté sa propre entreprise de production d’oignons dans la commune de Komsilga, à une vingtaine de km de Ouaga. « Je suis très content de la formation reçue. J’ai beaucoup appris et cette formation me sert énormément », a-t-il témoigné, illustrant la réussite de l’université sur le marché de l’emploi et de l’entrepreneuriat.

«C’est une université qui n’hésite pas à travailler à la perfection»

Dans le cadre de ce dossier, nous avons rencontré une cadre de l’administration burkinabè, en l’occurrence Halguièta Nassa/Trawina, présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL). Diplômée de l’université Aube nouvelle en 2003 en génie logiciel, elle ne tarit pas d’éloges sur son ancienne institution. Elle dit retenir de l’établissement « la rigueur du staff administratif, la compétence du corps professoral » et la présence inspirante du promoteur Isidore Kini, « souvent dans les classes pour nous galvaniser » et réactif « en cas de plaintes pour permettre une bonne formation ». De même, elle se souvient des voyages d’études dans les pays voisins et des partenariats internationaux, particulièrement en Europe, initiés très tôt par l’université. «Ce n’était pas évident à l’époque, mais l’institution était déjà à un certain niveau de maturité qui rassurait sur son leadership en termes de formation », affirme-t-elle. La possibilité de mettre en pratique la théorie dans des salles informatiques bien équipées a également marqué son parcours. Pour la présidente de la CIL, les étudiants actuels de l’université ont fait « le meilleur choix ». Elle conclut avec force conviction : « C’est une université qui n’hésite pas à travailler à la perfection, à mettre les étudiants dans les meilleures conditions d’études. Et surtout, avec les filières dont dispose aujourd’hui l’université Aube nouvelle, je ne pense pas qu’on puisse trouver mieux dans une autre université privée.» Elle encourage vivement les futurs étudiants à s’inscrire à l’université Aube nouvelle, insistant sur la reconnaissance des diplômes par le CAMES, un atout majeur offrant « de très bonnes opportunités partout ».

Des étudiants en 2e année bio-analyse, en pleine pratique dans le laboratoire équipé des sciences biologiques appliquées, au campus Bobo

Enfin, ne cessant d’innover pour continuer à être une référence, l’université Aube nouvelle travaille activement à la relance de son projet d’école doctorale, après avoir formé ses premiers docteurs en sciences de gestion en 2015. Dans sa quête continue d’excellence, l’institution projette également la construction d’un Centre hospitalier universitaire (CHU) et l’ouverture de filières de santé à Ouagadougou, répondant ainsi à un besoin crucial du marché et affirmant son rôle de pionnier dans l’enseignement supérieur privé et africain.

Adama KABORÉ

Dossier spécial sur l’université Aube nouvelle publié dans la parution du 15 juin 2025 du journal La Nation en marche 

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