Route et transport routier : Le CBRTR plaide pour une meilleure synergie des acteurs

Réunis à Ouagadougou le 13 décembre 2025, les acteurs publics et privés du secteur routier ont échangé, à l’initiative du Comité burkinabè de la route et du transport routier (CBRTR), sur les réformes du transport et du transit en Afrique de l’Ouest ainsi que sur les défis liés à la gestion du fret au Burkina Faso, avec pour objectif de renforcer la collaboration entre constructeurs, exploitants et usagers de la route.

Ouagadougou a accueilli, le samedi 13 décembre 2025, un atelier du Comité burkinabè de la route et du transport routier (CBRTR), consacré au renforcement de la collaboration entre les acteurs du secteur. Cette rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre du programme d’activités 2025 de l’association et vise l’atteinte de l’objectif stratégique relatif à l’amélioration des relations entre constructeurs, exploitants et usagers de la route. Regroupant des acteurs publics et privés, le CBRTR est né en février 2023 de la fusion des comités nationaux de l’Association mondiale de la route (PIARC) et de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR). Depuis sa création, l’organisation se positionne ainsi comme un cadre de réflexion, d’échange et de promotion des infrastructures routières et du transport routier au Burkina Faso.

Le président du CBRTR, Ali Traoré (micro)

Dans son discours d’ouverture, le président du CBRTR, Ali Traoré, a rappelé la mission centrale de l’association, qui consiste à contribuer au développement et à la promotion des infrastructures et du transport routier. À cet effet, il a indiqué que le comité s’est fixé plusieurs objectifs spécifiques, parmi lesquels le développement des échanges entre acteurs du secteur, la réflexion sur les problématiques liées à l’évolution du transport routier, la promotion de l’expertise nationale et l’harmonisation des normes de construction, d’entretien et d’exploitation des routes. Au-delà de ces orientations, le CBRTR, selon M. Traoré, s’investit également dans la formation initiale et professionnelle, la recherche appliquée et la diffusion de l’information dans le domaine routier, tout en œuvrant pour une meilleure intégration du réseau routier burkinabè au réseau sous-régional. Ces actions sont conduites selon des cycles de quatre ans, en cohérence avec les priorités nationales, africaines et internationales du secteur.

Une vue du public lors de l’atelier

Le président a par ailleurs dressé le bilan de plusieurs activités menées dans le cadre du cycle 2023-2027. Celles-ci incluent notamment la visite guidée des postes de péage et de pesage sur la Route nationale n°4 (RN4) en novembre 2023 et une visite guidée en mai 2025 du chantier d’élargissement et de modernisation toujours sur la RN4. Durant cette période, le bilan fait état de la participation à des congrès et ateliers internationaux aussi bien en Europe qu’en Afrique, ainsi que l’implication active du CBRTR dans des rencontres stratégiques sur la sécurité routière, la mobilité durable et le développement des réseaux routiers. Pour les rencontres hors du continent africain, il a cité entre autres la participation à l’atelier international en Roumanie en octobre 2024 sur le thème « Réseau routier rural et interurbain durable », ainsi qu’à la réunion du conseil du PIARC à Andorre, au cours de laquelle le vice-président du CBRTR, Oussiman Souleman, a été élu membre du comité exécutif du PIARC pour le cycle 2023-2027. Au niveau de l’Afrique, le comité a pris part aux 27e assises de l’AGEPAR à Bamako en septembre 2025 et au séminaire international sur la sécurité routière et la mobilité durable dans les zones urbaines et interurbaines à Dakar.

Le CBRTR entend favoriser le dialogue entre les différentes parties prenantes

L’atelier du 13 décembre 2025, qui entre dans le cadre de ce cycle 2023-2027, s’est articulé autour de deux thèmes majeurs. Le premier, portant sur les « Réformes en cours dans le secteur des transports et du transit routiers en Afrique de l’Ouest pour la facilitation des échanges », a été présenté par Élise Traoré, experte en facilitation des corridors. Le second thème, relatif à « Problématique de la gestion du fret généré par le commerce extérieur au Burkina Faso : état des lieux et perspectives », a été développé par le président du CBRTR lui-même. Ces thématiques revêtent une importance particulière pour le Burkina Faso, pays enclavé situé à plus de 1 000 kilomètres des ports maritimes. « Les réformes dans le secteur des transports et du transit routier en Afrique de l’Ouest et la problématique de la gestion du frein constituent des défis majeurs auxquels le Burkina est confronté », a indiqué le président Traoré. À travers cet atelier, le CBRTR entend approfondir les réflexions, favoriser le dialogue entre les différentes parties prenantes et dégager des pistes de solutions pratiques. « Le choix de ces thèmes doit nous permettre d’approfondir nos réflexions, afin de dégager des conclusions utiles et pratiques », a conclu le président du CBRTR.

La directrice régionale des Infrastructures et du désenclavement du Centre, Hadayrata Tapsoba, a apprécié la tenue de l’atelier 

Pour sa part, la directrice régionale des Infrastructures et du désenclavement du Centre, Hadayrata Tapsoba, a affirmé : « C’est une activité d’importance capitale parce qu’elle participe au développement du transport routier. Et vu que la majorité du transport au Burkina passe par la route, c’est donc une question cruciale ». Avant d’ajouter qu’elle reste convaincue que des solutions idoines sortiront des échanges. A travers cette activité, le comité réaffirme sa volonté de contribuer durablement à l’amélioration des performances du secteur routier et du transport routier au Burkina Faso.

Léon YOUGBARE

Article publié dans la parution du 15 décembre 2025 du journal La Nation en marche 

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