27 octobre 2020-27 octobre 2025 ! Voilà 5 ans que Charles Bila Kaboré, père de l’ancien président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’en est allé. À l’occasion du 5e anniversaire de sa mort, une messe a été célébrée à la chapelle de son village natal de Tuiré dans la commune de Zorgho, ce 27 octobre 2025 en sa mémoire. Ce, pour le repos éternel de son âme. La messe a été présidée par le cardinal Philippe Ouédraogo, entouré des curés de la paroisse et d’une dizaine de prêtres de l’archidiocèse de Koupèla dont dépend la chapelle de Tuiré. Fils du défunt, l’ancien président Roch Kaboré et d’anciens membres du gouvernement étaient de la partie. À l’occasion de ce 5e et triste anniversaire, nous vous proposons ci-dessous la biographie de l’illustre disparu. Lisez !

Administrateur civil issu de la prestigieuse Ecole Normale William Ponty, Bila Charles Kaboré est né à Tuiré dans la province du Ganzourgou, en 1930. Après de brillants études au Burkina, il est admis en 1948 à l’Ecole Normale de Katibougou (Mali). Il y obtient le Brevet élémentaire et la première partie du Baccalauréat; sésame qui lui permet d’accéder à William Ponty pour une formation professionnelle d’enseignant. La formation est sanctionnée par l’acquisition en 1954 du Baccalauréat série Sciences expérimentales et du Certificat de fin d’études des Ecoles normales. C’est ainsi qu’il se consacre à sa profession d’enseignant de 1955 à 1958, ce après des obligations militaires satisfaites durant un an à Bobo Dioulasso. Mais assoiffé de connaissances, il retourne aux études en 1958 à la Faculté des sciences de Dakar, puis à l’Institut des Hautes études d’Outre-Mer de Paris (actuel IAP).

À l’occasion, l’ancien président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré (au centre), a posé à Tuiré avec les hommes religieux qui ont officié la messe

Après cet intermède, c’est le retour à la vie administrative : il est nommé conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, cumulativement avec la fonction de directeur de sécurité (août 1961/31 décembre 1962). S’ensuit la charge de trésorier général de Haute-Volta et membre du Conseil économique et Social et administrateur unique de la Caisse de Prévoyance sociale, l’ancêtre de la CNSS.

Une vue des hommes religieux qui ont dirigé la messe
Une vue des hommes religieux qui ont dirigé la messe

Ces expériences acquises le propulsent finalement dans le sérail gouvernemental. D’octobre 1963 au 9 décembre 1965, le portefeuille de ministre des Finances lui échoit. A cela s’ajoute la présidence du Comité monétaire national, tout en étant membre du Conseil d’administration de la BCEAO. Et ce n’est pas tout. Il est ministre de la Santé publique jusqu’à la chute de la première République le 3 janvier 1966.

D’anciens membres du gouvernement ont participé à la messe à Tuiré

Cet épisode politique conduit à son envoi au « commandement du Cercle de Tougan où il demeure deux ans (janvier 1966-février 1968) avant d’être rappelé auprès du président de la République pour assurer des fonctions de haut niveau : d’abord conseiller financier (1968/1975), puis secrétaire général de la présidence de la République (mai 1972/avril 1975) ». Puis, de cette date jusqu’en décembre 1982, il est nommé vice-gouverneur de la BCEAO, avant de revenir en 1983 au pays où il assurera à la présidence du Faso, la fonction de conseiller technique, puis de secrétaire général (mars 1984/décembre 1984). Avant d’aller à la retraite le 1er janvier 1985. Ce parcours chevaleresque lui vaut de nombreuses distinctions honorifiques, tant au Burkina qu’à l’étranger.

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