Lentement mais sûrement, l’on s’achemine dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se joue en Côte d’Ivoire, vers la fin des matchs de poule dont les 4 derniers des poules E et F sont prévus pour se tenir aujourd’hui 24 janvier 2024. C’est dire si l’heure est au bilan à mi-parcours pour les 16 équipes des 4 autres poules qui ont fini leurs 3 matchs et eu l’occasion de se jauger depuis le 13 janvier à ce jour. Si ce bilan semble enchanteur ou mi-enchanteur pour certaines d’entre elles, ce n’est pas le cas pour d’autres dont les fédérations ont déjà donné un coup de canif au contrat les liant à leurs entraîneurs. Sont de ces dernières, le Ghana et la Côte d’Ivoire dont les entraîneurs Chris Houghton et Jean-Louis Gasset ont été tout simplement remerciés pour obligations de résultats non remplies sur le rectangle vert. Ce, alors que les Éléphants de la Côte d’Ivoire égrènent toujours leurs chapelets dans l’attente des résultats des matchs de cette soirée, car disposant encore d’un minimum de chance pour se qualifier en 8e de finale de la compétition d’où les Blacks stars du Ghana sont éliminés.

La prise de ces décisions aux premières heures du fiasco enregistré dans le parcours illustre les émotions que ces pays ont du mal à contenir suite à ce qu’il convient d’appeler la déroute des favoris devant les tocards ou outsiders que constituent des équipes comme la Guinée équatoriale, le Cap-Vert et le Mozambique desquelles les favoris en ont pris de leur grade. Elle traduit également la pilule amère du waterloo abidjanais qui passe difficilement et actuellement en travers la gorge des autorités sportives de ces deux pays qui, manifestement refusent d’avaler cette pilule faite de déshonneur ou de flétrissure d’amour-propre. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette flétrissure aura de beaux jours devant elle tant qu’un bon diagnostic de la contre-performance ne sera pas faite et suivi de l’administration d’une thérapie de choc après avoir crevé l’abcès au sein de la famille équipe où le linge sale doit absolument être lavé.

Ça sent le roussi pour l’avenir sportif de Belmadi en Algérie

À en croire le palmarès de l’entraîneur des Éléphants, on peut affirmer au risque de se tromper que le cul-de-sac sportif de la Côte d’Ivoire ne relève pas d’une grande surprise. Ce, dans la mesure où son CV serait vierge de faits d’armes sportifs ou grand-chelem dans l’hexagone d’où il a débarqué comme un pompier sauveur pour sortir les Éléphants du ruisseau au large des côtes sportives du continent africain. Que nenni ! L’histoire ne sait pas souvent bégayer. Elle reste droite au grand dam de ceux qui désirent ramer à son contre-courant jusqu’à ce que ces derniers se voient obliger de revenir sur sa trajectoire. La messe est dite !

En attendant que les Éléphants et les Blacks stars reprennent le chemin honorable du football et retrouvent le lustre d’antan de leur football, il sied de saluer le geste exemplaire de l’entraîneur de la Gambie qui a décidé de son propre chef de démissionner de son poste après l’élimination de son équipe dans la phase des poules avec zéro point au compteur. Ce, quand bien même il est loisible de reconnaître la vaillance de ses poulains qui ont tenu la dragée haute aux Lions indomptables du Cameroun avant de plier dans les dernières minutes du match auquel ils ont su donner le relief de finale avant l’heure. Reste maintenant à déterminer le sort de l’entraîneur algérien, Djamel Belmadi, dont les poulains hyper favoris se retrouvent tristement dans la liste des grandissimes équipes du continent éjectées de la compétition dès la phase des poules avec de surcroît, 2 points seulement engrangés par les Fennecs. Tout porte à croire que ça sent le roussi pour l’avenir sportif de Belmadi en Algérie qui, depuis sa coupe conquise en 2019, ne fait que dégringoler dans les abysses du football africain. Les jours à venir nous situeront sur le cas Belmadi et pourraient aussi nous révéler l’idée des entraîneurs dont la messe de requiem du contrat est en téléchargement par les fédérations qui ont décidé de signer l’acte de divorce après une CAN à minima. Wait and see…

Adama KABORE

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