Le lieutenant colonel Emmanuel Zoungrana bénéficie désormais d’une liberté sous condition. C’est ce qui ressort de la dernière décision de la chambre de contrôle de l’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou suite à un appel de l’intéressé, accusé depuis 2022 de « complot contre la sureté de l’État, association de malfaiteur et violation de consignes » sous le régime du président Roch Kaboré.
La liberté bénéficiée sera soumise à un contrôle judiciaire consistant « en un pointage au cabinet du juge d’instruction chaque lundi, mercredi et vendredi de la semaine ; de s’abstenir d’entrer en relation de quelque manière que ce soit avec les membres de son ancienne unité les mambas verts ; d’informer le juge d’instruction de tout déplacement au-delà des limites de la ville de Ouagadougou et Pabré ; de remettre au greffe tout document justificatif de son identité notamment le passeport en échange d’un récépissé valant justificatif d’identité ».

