Dans la nuit du samedi 21 juin au dimanche 22 juin, des frappes américaines ont visé 3 sites nucléaires iraniens. Si l’opération a été considérée comme un succès par le chef d’état major de l’armée américaine et le secrétaire d’État à la Défense des États-Unis qui ont menacé l’Iran de représailles en cas d’atteinte à leurs intérêts après lesdites frappes, cela n’a pas empêché que les forces armées iraniennes ciblent plusieurs sites en Israël, notamment à Haïfa et Tel Aviv.

Le décor cafardeux constaté dans ces localités israéliennes après la riposte iranienne témoigne de la violence des frappes iraniennes; le guide suprême de la république islamique d’Iran, Ali Khamenei, ayant prévenu que « Les États-Unis doivent savoir que l’Iran ne capitulera pas et que toute intervention américaine contre la république islamique aurait des conséquences irréparables ». C’est dans ce contexte que des réactions de dirigeants ont afflué de par le monde, selon nos confrères de France24. Si Benyamin Netanyahou salue depuis Israël cette frappe américaine, il faut noter que la plupart des dirigeants déplore cette escalade de la violence qui constitue une menace à la paix mondiale.

Les frappes iraniennes ont défiguré ce bâtiment à Tel Aviv en Israël ce dimanche 22 juin

On ne pouvait s’attendre à autre chose du côté des dirigeants d’Israël après les frappes américaines, si ce n’est des mots de gratitude. « Je vous remercie, le peuple d’Israël vous remercie », a affirmé Benyamin Netanyahu, Premier ministre israélien. De son côté, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a laissé entendre que « la France exhorte les parties à la retenue pour éviter toute escalade susceptible de conduire à une extension du conflit ». Même son de cloche chez Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, qui « exhorte toutes les parties à faire un pas en arrière, à revenir à la table des négociations et à éviter toute escalade supplémentaire ». Et vu l’urgence de la situation, le Premier ministre indien, Narendra Modi, « appelle à une désescalade immédiate ».

Manifestation aux Philippines où le drapeau des États-Unis a été brûlé

Pendant ce temps, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, déplore « une dangereuse escalade dans une région déjà sur la corde raide – et une menace directe à la paix et à la sécurité dans le monde ». Une sortie qui fait écho au propos de Sheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, Premier ministre qatarien, qui s’est fendu en ces termes : « L’escalade dangereuse actuelle dans la région peut entraîner des conséquences catastrophiques tant au niveau régional qu’international ».

Caricature du président Donald Trump brûlée à Calcutta en Inde par les manifestants

Dimitri Medvedev, vice-président du conseil de sécurité de Russie, souligne que Trump a finalement franchi un palier dans son élan d’être un pacificateur dans la crise. « Trump, qui s’est présenté comme un pacificateur, a finalement déclenché une nouvelle guerre pour les États-Unis ». À noter que si le chancelier allemand, Friedrich Merz, invite l’Iran à entamer immédiatement des négociations avec les États-Unis et Israël, la Chine « appelle toutes les parties impliquées dans le conflit, et tout particulièrement Israël, à un cessez-le-feu aussi vite que possible ».

Enfin, outre ces réactions mondiales des dirigeants, plusieurs manifestations ont été organisées à travers le monde pour exiger la fin de la guerre et dénoncer les frappes américaines, notamment à Téhéran en Iran, Sidon au Liban, Calcutta en Inde, La Haye au Pays-Bas, Quezon City aux Philippines, Séoul en Corée du Sud, Tokyo au Japon, etc.

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