Les choses sont véritablement allées sur les chapeaux de roue. Lundi 8 septembre 2025, l’écrasante majorité des députés vote contre la confiance sollicitée par le gouvernement Bayrou. Conséquence, le Premier ministre François Bayrou est contraint à rendre sa démission ainsi que celle de son gouvernement, le mardi 9 septembre. Dans la foulée, le président Emmanuel Macron, refusant visiblement toute cohabitation appelée de vive voix par certains de ses opposants, nomme son bras droit Sébastien Lecornu à Matignon, en remplacement de Bayrou.
Décidés à obtenir le départ de Macron himself devant permettre d’organiser des élections anticipées, les députés « frondeurs » déposent le même jour une motion de destitution du président. Ce 10 septembre, le mouvement « Bloquons tout » né sur les réseaux sociaux se met en branle, paralysant la circulation dans les grandes villes françaises à travers l’érection de barricades et des bras de fer parfois violents avec les forces de l’ordre. Avec comme mot d’ordre : obtenir le départ de Macron. Marseille, Paris, Montpellier, Lyon, etc., auront connu une chaude journée qui a conduit des commerçants à baisser le rideau dans une atmosphère surréaliste où un immeuble a été mis à feu par des manifestants révoltés contre la politique de Macron qui ferait la part belle aux riches au détriment des pauvres. Comme quoi, Macron est au creux de la vague sur fond de contestation parlementaire et populaire.

8 000, c’est selon la police le nombre de manifestants enregistré à Marseille; chiffre que contestent les organisateurs qui avancent plutôt le chiffre de 30 000 pendant que la confédération générale des travailleurs parle de 80 000. Du côté de Lyon, la préfecture soutient qu’environ 8 000 personnes sont sorties. Pendant ce temps, l’Union estudiantine fait savoir qu’elle a mobilisé 80 000 étudiants à travers le territoire national.

Pour contenir la manifestation dans les villes en grogne, pas moins de 80 000 policiers ont été déployés; lesquels ont dû procéder à des centaines d’interpellations. Quand on sait qu’avant le début de ces manifestations en France, celles en cours au Népal ont été marquées par des actes de violence (incendie de l’Assemblée nationale et du domicile du Premier ministre), il y a fort à parier que ces actes ont dû inspirer certains manifestants français auteurs de l’incendie d’un immeuble. Un véritable effet de boule de neige permis par les réseaux sociaux qui font de la planète un véritable village planétaire.
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