Fonds spécial routier du Burkina : Suite et fin de ces conventions qui peaufinent les travaux routiers

Dans le cadre de cette série de publireportages consacrées aux conventions entre le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) et les principales structures du ministère des Infrastructures, nous avons passé en revue ces conventions entre le FSR-B et les structures suivantes : direction générale de l’entretien routier, celle des pistes rurales et celle des infrastructures routières. Dans ce 3e et dernier article sur la question, nous décortiquons ces conventions entre le FSR-B et 2 autres structures : le Secrétariat permanent des travaux routiers à haute intensité de main-d’œuvre et la Direction générale de la normalisation et des études techniques.

C’est le Secrétaire permanent des travaux routiers à haute intensité de main-d’œuvre (SP/TRHIMO), Ollo Palenfo, que nous rencontrons en premier. D’entrée de jeu, il nous confie qu’une convention lie sa structure au Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B). Dans son objet, « la convention vise à permettre à la structure de superviser les travaux d’entretien courant des routes par la méthode HIMO », informe-t-il. Avant de détailler les activités rendues possibles par la convention : le contrôle de la méthodologie d’exécution des travaux, de la présence des entreprises et du respect des quantifications techniques des travaux ; le suivi des délais d’exécution et du budget des travaux, la supervision des actions des directions régionales dans le cadre des travaux, la participation aux réceptions des travaux et le rapportage.

Le secrétaire permanent des travaux routiers à haute intensité de main-d’œuvre, Ollo Palenfo

De son côté, Sonia Kaboré, Directrice générale de la normalisation et des études techniques (DGNET), note que 3 conventions lient sa structure au FSR-B. « La convention pour la supervision du suivi du réseau routier national, du comptage de trafic et du contrôle des normes ; celle pour l’administration de la banque de données routières et celle pour la supervision et le contrôle des études techniques », énumère-t-elle.

Sur le terrain, a-t-elle poursuivi, la 1ere convention permet d’assurer « la coordination et les missions de sorties de supervision de toutes les opérations de suivi du réseau routier national et de comptage de trafic dans les treize régions; les missions de sorties pour la vérification de relevées de dégradations des routes en terre, routes bitumées et des ouvrages afin d’alimenter la banque de données routières ». Sans oublier les missions d’identifications et d’inspections visuelles des ouvrages d’art et hydrauliques, la compilation des données pour la programmation budgétaire de l’entretien courant et périodique des routes en terre et routes bitumées, les missions de sorties dans les directions régionales des Infrastructures pour la numérisation, les traitements et l’archivage des fiches de comptage de trafic et du suivi du réseau routier. Ensuite, la 2e convention permet à l’aide d’outil de mesure, de relever l’état de dégradation des routes et de calculer l’indice de rugosité international de chaque route ; d’effectuer les mesures d’UNI sur le réseau revêtu classée (collecte et traitement des données) ; l’analyse de données et la programmation des travaux d’entretien ; la réalisation des analyses nécessaires à la planification et à la programmation de l’entretien routier ; la révision du programme quinquennal d’entretien périodique de routes.

La directrice générale de la normalisation et des études techniques, Sonia Kaboré

Enfin, a-t-elle relevé, « la supervision et le contrôle des études techniques, économiques et environnementales confiées aux bureaux d’études et à des tiers; la réalisation des études en régie; l’élaboration des termes de référence et des dossiers de consultation pour les études générales et les projets de construction, de renforcement ou de réhabilitation des infrastructures de transport » sont des activités permises par la 3e convention. Sans compter les sorties de terrain pour la vérification et la validation des propositions d’aménagements, et la participation à la réalisation des enquêtes d’utilité publique dans le cadre de la préparation des grands projets routiers.

« Sans ces conventions, les activités décrites plus haut n’auraient pu se tenir »

Plus concrètement, les ressources financières allouées par le FSR-B via les conventions aux 2 structures permettent l’acquisition de matériels spécifiques de travail en lien avec les activités sus-citées et d’assurer le déplacement des agents sur le terrain à travers la prise en charge des dépenses y inhérentes. D’où cette déduction du SP/TRHIMO : « La convention permet à la structure de fonctionner conformément à ses missions pour le désenclavement des localités et régions du pays ». Avant que la DGNET Kaboré ne renchérisse : « Sans ces conventions, les activités décrites plus haut n’auraient pu se tenir. Pourtant, elles sont très importantes dans la réalisation des projets de développement et de sauvegarde des infrastructures de transports du ministère ».

Ces travaux routiers réalisés en HIMO sont supervisés par le SP/TRHIMO grâce à la convention liant celui-ci au FSR-B

Cependant, les 2 responsables ne manquent pas de suggestion pour plus d’efficacité des actions du département que peaufinent les conventions. Selon le capitaine Palenfo, cette efficacité peut être améliorée en élargissant le contenu – en prenant en compte le suivi-évaluation – et l’enveloppe de la convention afin de permettre à sa structure d’être plus autonome dans l’accomplissement de ses missions. En attendant, le SP/TRHIMO salue la disposition du FSR-B à offrir des possibilités sur le plan administratif pour gérer certaines contraintes lorsqu’elles sont rencontrées sur le terrain ce, dans le strict respect de la réglementation. A défaut de l’élargissement souhaité, note-t-il, « Il serait judicieux que la structure bénéficie d’une autre convention afin de lui permettre de contribuer à la réussite des missions qui lui sont assignées ». C’est la même trompette qu’embouche la DGNET Sonia Kaboré selon qui, « pour ce qui est des études en régie (études réalisées) », la signature d’une convention à part entière permettra de mieux atteindre les objectifs. Avant d’ajouter qu’une revue à la hausse de l’enveloppe de certaines conventions permettrait aussi d’effectuer les activités convenablement.

Adama KABORE

Article publié dans le numéro 26 du journal La Nation en marche paru le 15 octobre 2024

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