Finale Nigeria-Côte d’Ivoire : Le sexe ne sera pas le 12e joueur nigerian

Ce soir 11 février 2024, les Super eagles affrontent au stade Alassane Ouattara, les Éléphants de la Côte d’Ivoire dans le cadre de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023 débutée le 13 janvier en terre ivoirienne.

Quand on sait que les deux équipes se sont rencontrées dans le cadre des matchs de poule avec à la clé, la victoire étriquée (1-0) des Nigerians, c’est dire si l’affiche s’annonce palpitante et que les Éléphants ont l’occasion de prendre leur revanche sur le rectangle vert où chacune des deux équipes disposera d’un avantage psychologique. À commencer par les Super eagles pour lesquels la victoire engrangée constituera un véritable stimulant d’avoir en face un adversaire relativement à leur portée. En tout cas, Osimhen et ses coéquipiers qui ont éjecté de la compétition des équipes comme le Cameroun, l’Angola et l’Afrique du Sud croient dur comme fer qu’ils connaîtront ce soir leur 4e sacre continental.

De leur côté, les Éléphants de la Côte d’Ivoire entameront le match avec aussi un avantage psychologique au regard de leurs exploits face au mammouth sénégalais et à l’outsider redoutable aigle du Mali au jeu flamboyant. En tout cas, leurs performances contre ces grandes équipes pour se hisser à ce niveau de la compétition, ont construit leur fighting spirit et les feront affronter les Super eagles avec insouciance et un esprit décomplexé ; convaincus qu’ils sont d’avoir fait le plus dur. Leur renaissance inespérée après un coma sportif au large de la lagune Ébrié ayant hypertrophié leurs calories et consolidé leurs défenses pour suffisamment barrir et tout balayer sur leur chemin.

Il est fort à parier que les défenses des Éléphants auront raison des becs crochus et des puissantes serres des Super eagles

Les Super eagles sont donc prévenus. Le contexte a absolument changé et l’adversaire du jour même connu, n’est plus le même ; car disposant désormais de nouveaux atouts sécrétés par l’arrivée à sa tête d’un nouvel entraîneur ayant du génie et la baraka du ciel, le regain de la prise de conscience individuelle chez les joueurs d’une mission nationale suite aux dommages qu’ils ont fait subir à la nation ivoirienne après la déculottée contre la Guinée équatoriale, l’esprit de mobilisation générale et nationale qui accompagne les Éléphants, la prise de conscience de la redevabilité aux autorités pour la montagne des investissements faits pour le succès de la compétition, etc. Il faudra donc plus que des serres aux eagles du Nigeria pour venir à bout des Éléphants dont les défenses semblent avoir désormais été ointes par l’eau de Mami Wata. Ce, d’autant plus que les Super eagles ne bénéficieront pas, contrairement à la finale de la CAN 2013 jouée contre le Burkina, du soutien du 12e homme nigerian que constitue la gratuité sur une semaine du sexe des prostituées du pays pour les galvaniser sur la pelouse.

«Comme d’habitude, les joueurs peuvent compter sur nos encouragements. Nous voulons qu’ils redorent le blason du football national. Pour montrer notre soutien à l’équipe nationale, nous allons déclarer une semaine de sexe gratuite si les Super Eagles remportent le trophée», avait déclaré à l’époque Jessica Elvis, secrétaire de l’ANP (Association nationale des prostituées du Nigeria). Quand on sait qu’en 2015, la même association avait promis 3 jours de sexe gratuit au Nigeria pour saluer la victoire de Muhammadou Buhari à l’élection présidentielle, c’est dire toute la partition que joue le mysticisme à travers le sexe gratuit dans les sacres au pays des Ibos. Pour l’heure, sauf erreur de notre part, cette promesse de sexe gratuit n’a pas encore été faite dans le cadre de cette finale qui se joue ce soir. C’est dire si ce 13e joueur manquera ce soir à l’équipe nigeriane sur le rectangle vert. Et au risque de se tromper, à condition qu’une nouvelle promesse de sexe gratuit n’intervienne depuis Abuja dans le laps de temps restant pour le début du match pour stimuler davantage les Super eagles et constituer leur ambroisie, il est fort à parier que les défenses des Éléphants auront raison des becs crochus et des puissantes serres des Super eagles suite à un véritable duel épique, animé, d’anthologie et mémorable. En tout cas, au-delà de ce folklore mystique de sexe, le contexte et les conditions sont réunies pour un énième sacre des Éléphants qui joueront devant leur public et leur président Alassane Ouattara. Bref, c’est ce qui manque aux miraculeux Éléphants pour une renaissance aboutie. On se pourlèche les babines…

Adama KABORÉ 

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