Le 27 septembre 2025, le Premier ministre, Emmanuel Ouédraogo, a rencontré la diaspora burkinabè vivant aux États-Unis. L’occasion a été mise à profit pour faire des déclarations fortes et des révélations. Ainsi, selon le Premier ministre, le Burkina Faso disposait en début septembre 2025 de « plus de 36 tonnes d’or collectées. Rien que pour 2025 ».
Poursuivant ses révélations, il a laissé entendre que « Quand le Capitaine Ibrahim Traoré arrivait au pouvoir, nous n’avions pas un seul gramme d’or au Burkina Faso ». Et ce n’est pas tout. Fustigeant la puissance colonisatrice et sa politique prédatrice, il a lancé sous les vivats de l’assistance : « Ils ont arrêté leur aide au développement, ça fait combien de temps ? Nous nous portons beaucoup mieux aujourd’hui. (…) Rien qu’en dénonçant les accords de non-double imposition, ce que nous engageons dépasse ce que la France nous donnait ».
Dans son allocution empreinte d’une forte dose de souverainisme, il a révélé le contenu d’un échange passé entre lui et un diplomate français ; lequel cherchait à savoir ce que la France pourrait apporter au Burkina. « Tout ce que nous voulons, c’est que vous nous laissiez tranquilles. Nous ne voulons pas d’aide. Nous ne voulons rien de la France. Rien », aurait-il asséné à son vis-à-vis en guise de réponse. Cette situation a amené le Premier ministre à se faire cette certitude : « Ce n’est pas nous qui avons besoin d’eux, c’est eux qui ont besoin de nous et de nos ressources. (…) Ils ont besoin de nos ressources sans nous. Ils ont besoin de nos ressources, mais ils n’ont pas besoin de nous. Nous l’avons compris ».

Convaincu que le gouvernement burkinabè et ceux des autres Etats de l’Alliance des Etats du Sahel sont engagés dans un « combat de longue haleine », le Premier ministre s’est dit prêt « à consentir tous les sacrifices pour que quand un Malien, un Burkinabè ou un Nigérien décide de venir aux États-Unis, ce ne soit plus pour fuir la misère, parce qu’il a des opportunités chez lui au Sahel. Il vient pour découvrir, mais quand il arrive aux États-Unis, qu’il soit respecté de tous ».
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