Ce vendredi 31 mai 2024, le collectif des avocats pour la défense des droits de Me Guy Hervé Kam ont animé à Ouagadougou, une conférence de presse sur la situation de leur client, Me Guy Hervé Kam, détenu depuis le 24 février 2024.
Après avoir assuré que leur client se porte bien, le collectif des avocats, vent debout dans cette affaire, a interpellé les autorités sur leur devoir de protéger les citoyens et demandé la libération de Me Guy Hervé Kam. Puis, le collectif des avocats a révélé que le juge d’instruction les a notifiés les faits reprochés à leur client : complot contre la sûreté de l’État et association de malfaiteurs.
« Nous réitérons que notre combat, c’est pour que tous les droits, même de ceux que nous avons combattus, soient respectés. Ce n’est pas une question d’avocat. Ce n’est pas une question de Me Kam. C’est une question de droit et de liberté. Advienne que pourra. Nous avons un dénominateur commun que nous ne devons jamais brader, même si nous ne voyons pas les choses de la même manière, ce sont nos libertés démocratiques et collectives. J’ai fini par comprendre une chose au Burkina Faso. Les positions des gens, aujourd’hui, ne sont pas celles de demain. Aujourd’hui ils disent, il faut respecter les droits humains. Demain, quand ils ont la possibilité de faire appliquer les droits humains, ils bafouent ces droits », a affirmé Me Prosper Farama.
À noter que Me Kam est détenu à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) depuis hier 30 mai 2024. Détention contre laquelle les avocats entendent exercer un recours.
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