La déculottée ! La fessée cinglante ! L’humiliation ! La soirée cauchemardesque pour la Côte d’Ivoire ! Voilà comment l’on peut qualifier le 3e match de l’équipe ivoirienne qui vient de s’incliner ce soir 22 janvier 2024, par 4 buts à zéro face à l’équipe de la Guinée équatoriale. Qui l’eut cru ? Difficile de l’imaginer, tant les Éléphants regorgent de talents individuels, tels Gradel, Pépé et autres qui ont illuminé les championnats européens qu’il était loisible de penser avant l’entame du match que les Ivoiriens sauront tirer leur épingle du jeu dans ce match entrant dans le cadre du dernier match de la phase des poules comptant pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se joue en Eburnie. Mais que nenni ! Les Equato-guinéens ayant réussi à transformer le gardien ivoirien en une véritable passoire où l’eau des buts n’a fait que couler sans anicroches.

Pour une correction à travers ces 4 buts marqués à la 42e, 73e, 75 et 88e minute et dont le 2e a été marqué sur un coup merveilleusement exécuté à la Junhino par le buteur Ganet qui a lessivé la lucarne ivoirienne, c’en est véritablement une. Véritable but d’école ! Place donc au dépit des Éléphants qui ont fait preuve pendant dans les 90 minutes, d’une inefficacité chronique nécessitant une thérapie de choc. Ce, malgré les innombrables occasions de but vendangées. Et quand on sait que les deux buts ivoiriens non validés ont réellement été marqués suite à des hors-jeu, tout porte à croire que l’éléphant est véritablement malade et n’a besoin que d’un concours de circonstance pour être efficace devant le but.

Pas de zouglou et de mapouka cette nuit dans les maquis d’Abidjan et de Yamoussoukro

L’heure étant maintenant aux larmes dans la nation tout entière qui avale actuellement des poires d’angoisse et ne pourra danser ni le zouglou, ni le mapouka cette nuit dans les maquis d’Abidjan et de Yamoussoukro, il urge de procéder à l’introspection. En attendant, il convient de saluer la performance des Equato-guinéens qui confirment leur prestation contre le Nigeria marquée par un match nul et font ainsi un pied de nez à leurs détracteurs qui pensaient que ce match nul était le résultat de la contre-performance des Super eagles du Nigeria. À l’opposé des Equato guinéens qui ont joué de façon décomplexée face à leurs adversaires du jour favoris sur le papier, les Ivoiriens manquent l’occasion de se donner les chances de créer les conditions qui pourraient garantir leur éventuelle qualification en 8e de finale en étant dans la liste des 4 premières équipes considérées comme les meilleurs 3e. Avec donc cette large défaite, il faudrait donc un miracle au terme des matchs de poule juste avant 22h le mercredi 24 janvier, pour que les Éléphants puissent être repêchés pour revenir en ville dans les stades et non rejoindre la forêt de la reine Pokou. On croise donc les doigts pour savoir si les Éléphants repartiront en brousse ou resteront en ville.

Triste soirée ivoirienne ; une tristesse dont la forte présence du public à domicile n’a pu servir de rempart en ayant l’effet du 13e homme qui galvanise les 12 acteurs sur le rectangle vert. Quand on regarde les piètres prestations ivoiriennes et pense aux moyens colossaux financiers mobilisés par la Côte d’Ivoire pour organiser une compétition pour prétendument être la plus belle de la compétition avec un air de fanfaronnade, on est tenté de s’exclamer de la sorte : tout ça pour ça ? Avec un palmarès d’une victoire engrangée contre deux défaites en trois matchs dans une compétition organisée à domicile à coup de centaines de milliards de francs CFA pour finir 3e de sa poule, derrière la Guinée équatoriale et le Nigeria. Et quand l’éléphant trébuche ou s’écroule dans la forêt footballistique, on imagine les festins chez les lions, aigles, étalons et autres espèces dudit espace. Bref, c’est regrettable…

Adama KABORE

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