Comme à l’accoutumée depuis cinq ans déjà, le Club des jeunes pour la promotion de la coopération sino-burkinabè (CJPC-BF) a procédé au lancement officiel des activités annuelles 2025, le jeudi 17 avril 2025 dans l’enceinte de l’école supérieure Building capacity institute (BCI), à Ouagadougou.
Selon les organisateurs, il s’agit de dévoiler le programme annuel, avec pour projet phare, l’installation éventuelle d’un énième centre Confucius pour la maîtrise des langues étrangères en particulier, l’anglais et le mandarin en vue d’ouvrir davantage un pont de communication entre le Burkina et la Chine.
Chaque année, depuis son existence en 2020, le Club des jeunes pour la promotion de la coopération sino-burkinabè (CJPC-BF) a toujours pris l’initiative citoyenne de renforcer davantage l’amitié entre le Burkina Faso et la Chine à travers ses activités. Et cette année encore, le club entend, au menu de son programme 2025, se focaliser sur la maîtrise des langues étrangères. D’où l’intérêt du choix du thème : << La place des langues dans le développement socio-professionnel des jeunes >>.

Le chargé de mission Serge Diaboubga qui a représenté le ministre chargé de l’Enseignement supérieur à la cérémonie, s’est apesanti sur l’importance de la thématique perçue sous l’angle de la << quête collective d’un développement harmonieux et durable pour la Nation burkinabè >>. Car, a-t-il souligné, la priorité du moment est plus que jamais de maîtriser des langues étrangères et particulièrement le chinois. Chose, pour lui, qui se révèle être un atout précieux dans un monde globalisé, donc gage d’ouverture des portes. Au delà, a-t-il signalé, c’est d’offrir une opportunité à tout jeune dont le souhait est de s’engager dans des domaines en pleine expansion tant au « pays des hommes intègres » qu’à l’international. << La langue est plus qu’un simple outil de communication ; elle est le vecteur de la culture, des idées et des innovations >>, a-t-il mentionné.

L’essentiel, à son avis, est que les jeunes acquièrent des compétences linguistiques. Une telle chose, a-t-il étayé, est nécessaire pour amorcer une insertion dans un milieu professionnel en constante mutation. << Le développement socio-professionnel des jeunes ne saurait se limiter à la maîtrise des langues maternelles ou aux seules langues nationales >>, a relevé Serge Diaboubga. Puisque, a-t-il laissé entendre, apprendre les langues étrangères est à encourager dans la mesure où il constitue un investissement dans l’avenir de la jeunesse. De toutes les façons, est-il convaincu, il se profile là à l’horizon, un réseau professionnel et un accès à plusieurs secteurs à savoir le commerce, la technologie, la recherche, etc.
Les prochaines étapes du projet annuel

Le représentant de l’ambassadeur de la république populaire de Chine au Burkina Faso, Wen Zhang Wang, qui est aussi le premier conseiller chinois au Burkina Faso, a souligné l’importance de la compréhension mutuelle et de la coopération dans le contexte actuel. De son côté, celui-ci a justifié la coopération sino-burkinabè en tant que ferment de paix et de progrès. << En tant que membre du Sud global, la Chine est prête à renforcer la confiance et la coopération solidaire avec le Burkina Faso, afin d’incarner ensemble une force pour la paix, la stabilité et le progrès, et d’ouvrir la voie à un avenir radieux pour nos deux pays comme pour le monde entier >>, a-t-il rappelé. L’empire du milieu, selon ses explications, va continuer d’offrir des possibilités d’apprentissage du chinois aux jeunes Burkinabè.

Boureima Ouédraogo, directeur général de Building Capacity Institute (BCI), a exhorté plus la jeunesse à œuvrer à la consolidation de la coopération sino-burkinabè dans l’enseignement supérieur. Il a fondé son espoir sur la création dans les jours à venir d’un centre Confucius au sein de son institution, à l’instar de celui existant à l’université Nazi Boni à Bobo et à l’université Aube nouvelle à Ouagadougou. Ce, a assuré M.Ouédraogo, afin de bâtir ensemble un avenir où la connaissance n’a pas de frontière.

Quant au secrétaire général du club des jeunes pour la promotion de la coopération sino-burkinabè, Idrissa Wagues Ramdé, il a procédé à l’installation du point focal de BCI, notamment l’étudiant en deuxième année de Marketing, Ismaël Sané. Tout en lui donnant les prérogatives de sa mission au sein de l’école. Pour sa part, Arnaud Nabi, président du comité d’organisation adjoint, n’a pas manqué de lancer un appel à la jeunesse à l’ouverture et à l’engagement. Car, a-t-il averti, au cœur du développement d’un individu, d’une communauté ou même d’une nation, se trouve un outil puissant mais trop souvent sous-estimé qui est la langue. Celle-ci, a argué Arnaud Nabi, constitue un moyen de communication, un pont, à la limite une clé entre deux peuples et qui est celle qui ouvre les portes de la connaissance de la culture, de l’emploi surtout de la coopération internationale. <<Apprendre le mandarin, maîtriser l’anglais, valoriser nos langues locales, c’est aussi participer activement à notre propre développement socio-professionnel >>, a-t-il déclaré.

Quant à Abdoul Razahagou Déné, le coordonnateur général national du CJPC-BF, il a présenté succinctement les prochaines étapes du projet annuel. Il a cité la tenue de la 5eme édition de la semaine de la coopération sino-burkinabè à Bobo-Dioulasso et la 6eme édition du festival de la coopération sino-burkinabè. Ces événements, a-t-il relevé, ont pour objectif, le renforcement des liens et la promotion de la coopération entre les parties chinoise et burkinabè. << Ayez l’ambition de devenir des ambassadeurs de cette coopération sino-burkinabè, capable de contribuer à construire des ponts solides entre nos deux pays et nos deux cultures >>, a-t-il mentionné. Avant d’annoncer des projets futurs, à savoir la création d’un département des affaires internationales et un projet de soutien à la jeunesse et à la coopération.
Achille ZIGANI

