Burkina : Les 3 postes de péage modernes et la route Sakoinsé-Koudougou inaugurés

Le 18 octobre 2025, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé à Koudougou, à l’inauguration de la Route nationale n°14 (RN14), reliant Sakoinsé à Koudougou. Après quoi, ce fut le tour des postes de péage de Tintilou, de Boudtenga et Kotédougou de bénéficier de la même inauguration.

La coupure de ruban par les autorités

C’est à pas de charge et accompagné de membres du gouvernement que le Premier ministre a effectué le déplacement de Koudougou. Après avoir parcouru le tronçon Sakoinsé-Koudougou longue de 42 kilomètres et dont les travaux ont été financés à hauteur de 9,14 milliards de F CFA par l’État burkinabè et la BOAD, le tronçon est désormais carrossable au grand bonheur des usagers.

Une vue de la route Sakoinsé-Koudougou inaugurée

Après avoir procédé, en compagnie des autorités locales, à la coupure de ruban marquant l’ouverture officielle de la route aux usagers, le ministre et sa suite ont mis le cap sur Tintilou, situé à la sortie de Ouaga sur l’axe Ouaga-Bobo. Là, tout comme à Kotédougou (à l’entrée de Bobo sur l’axe Ouaga-Bobo) et à Boudtenga (à l’entrée de Ouaga sur l’axe Fada-Ouaga), ont poussé des terres une gigantesque charpente et d’autres installations en guise de postes de péage modernes dont les travaux ont été lancés le 29 septembre 2020 par le Premier ministre d’alors, Christophe Dabiré.

Le Premier ministre, Emmanuel Ouédraogo (micro), se prêtant aux questions des journalistes

Sur les lieux, s’ensuit une visite guidée par les techniciens, des installations dont la présentation et le fonctionnement sont expliqués aux autorités. À l’image des postes de péage de Kotédougou et Boudtenga, celui de Tintilou est muni de caméras de vidéosurveillance et capteurs d’essieux, avec un fonctionnement automatique et informatisé pour garantir la traçabilité et la sécurité des recettes, font savoir les techniciens aux autorités. Selon Romain Théophile Yaméogo, directeur de Générale services (GESER), entreprise qui a réalisé les travaux d’équipement du système de gestion automatique, «On peut dire qu’on a près de 18 kilomètres de câbles réseaux qui ont été enterrés ou encastrés sur l’ensemble des 3 sites ». Selon ses explications, ces informations prennent en compte 9,85 kilomètres de câbles de fibre optique, nécessaires à la diligence et la sécurisation de la transmission des données de péage.

Le ministre des Infrastructures et du désenclavement, Adama Luc Sorgho

De façon générale, tous les 3 postes de péage modernes déjà ouverts à la circulation fonctionnent grâce à 3 sources d’alimentation électrique : Sonabel, mini centrale solaire construite et groupe électrogène. Entièrement financés sur fonds propres de l’État burkinabè à travers le fonds spécial routier du Burkina à hauteur de 17,425 milliards de F CFA, les 3 ouvrages disposent chacun de 9 à 13 voies de passage et s’étendent à perte de vue sur des superficies variant de 12 à 13 hectares.

Une vue de la visite guidée des installations au poste de péage moderne de Tintilou

‎Après avoir visité l’infrastructure de Tintilou, acte symbole de l’inauguration de l’ensemble des 3 postes de péage modernes, le Premier ministre Ouédraogo a laissé entendre que les infrastructures réalisées dans le cadre de la modernisation du péage routier contribuera à fluidifier le trafic, améliorer la sécurité routière et accroître la mobilisation des ressources destinées à l’entretien routier. Il a poursuivi en indiquant qu’elles sont le fruit de « l’argent du peuple ». Avant d’inviter chaque acteur à la responsabilité : «Chacun doit être responsable dans l’usage de ces infrastructures. Ce que nous avons inauguré aujourd’hui, ce n’est pas simplement une route ni des péages. C’est le fruit du labeur du peuple burkinabè. Nous n’accepterons plus aucune malfaçon, aucun laisser-aller. Chaque franc investi doit correspondre à un ouvrage de qualité ».

«C’est là une preuve de notre capacité endogène à concevoir, financer et exécuter nos projets sans dépendance ni complexe »

Insistant sur la question de la responsabilité individuelle pour des infrastructures routières durables, le Premier ministre a poursuivi en ces termes : «Le Burkina Faso emprunte pour réaliser ces infrastructures. C’est donc une dette collective. Toute négligence, toute dégradation, toute surcharge est une trahison du peuple. Cette route est belle. Elle est solide. Mais elle appelle au civisme. Trop souvent, nos routes se dégradent non pas à cause du temps, mais à cause de comportements irresponsables. »

Selon le directeur général du fonds spécial routier du Burkina, Théodore Ouédraogo (2e à partir de la gauche), à travers la réalisation des postes de péage modernes, le fonds apporte sa contribution au développement du pays

‎Quant au ministre des Infrastructures et du désenclavement, Adama Luc Sorgho, il a affirmé que la réalisation des nouveaux postes de péage symbolise pour le Burkina un «acte de souveraineté technique», relevant au passage qu’ils sont le produit d’une expertise exclusivement nationale. «Ces péages sont les premiers du genre au Burkina Faso. 100% numériques, construits par des entreprises burkinabè, ils incarnent un nouveau modèle de gestion : plus transparent, plus efficace, plus responsable », a-t-il déclaré. Avant de renchérir : «C’est là une preuve de notre capacité endogène à concevoir, financer et exécuter nos projets sans dépendance ni complexe », a-t-il déclaré. Puis d’ajouter que ces postes de péage symbolisent « la transparence dans la gestion publique, l’efficacité par le numérique et la sécurité renforcée grâce à la vidéosurveillance ».

Le personnel du fonds spécial routier du Burkina en uniforme lors de l’inauguration des postes de péage modernes

Saluant également cette expertise, le Premier ministre a noté qu’elle est « la preuve éclatante que le Burkina Faso dispose du savoir-faire nécessaire pour bâtir son propre développement». L’occasion faisant le larron, le ministre Sorgho n’a pas manqué de saluer le sens de la responsabilité de l’entreprise tunisienne Soroubat pour avoir repris les travaux sans indemnité ni contentieux après les imperfections initialement constatées suite aux premiers travaux routiers réalisés.

Photo de famille au terme de l’inauguration des postes de péage modernes

Pour sa part, le Directeur général (DG) du fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), Théodore Ouédraogo, s’est réjoui de la énième réalisation faite grâce au financement de sa structure, véritable bras financier du ministère des Infrastructures qui a à son actif le financement d’innombrables projets routiers. « Conformément à sa mission de mobilisation des recettes de péage et d’entretien routier, le fonds essaie d’apporter sa contribution au développement du pays », a affirmé le DG Ouédraogo. Avant d’ajouter : « Avec les postes de péage modernes connus pour leur propension à permettre une mobilisation optimale des recettes de péage, nous espérons que le fonds spécial routier du Burkina sera en mesure dans les années à venir de contribuer davantage au développement du pays à travers le financement de la réalisation des infrastructures de transport ». Selon le DG du FSR-B, le Burkina est engagé dans un vaste projet de modernisation du péage routier, en témoignent les travaux de semi modernisation en cours des postes de péage de Tenkodogo, Bindé, Ziniaré et Boromo; lesquels n’attendent que leur achèvement. Enfin, symbole d’une réjouissance collective au sein de la structure, le personnel du fonds spécial routier s’est mobilisé massivement lors de l’inauguration des postes de péage modernes. L’occasion faisant le larron, il était vêtu en uniforme conformément à sa nouvelle tradition consistant à porter cette uniforme lors des montées des couleurs nationales au niveau de la structure.

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