Dans un communiqué en date du 4 septembre 2025, l’Ordre des avocats du Burkina Faso avoue avoir été informé que dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2025, Me Doli Ini Esther Benjamine « a subi une visite domiciliaire, de personnes armées se présentant comme étant de la gendarmerie nationale. Après avoir forcé les accès à son domicile, elles l’ont appréhendée et amenée de force, non sans avoir emporté des outils informatiques ».
Après avoir recherché en vain la destination de Me Doli, le barreau note que c’est finalement le 4 septembre qu’il a été informé que « le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga 1 envisage de diligenter une enquête à l’encontre de Me Doli pour diverses infractions ».
« Le barreau proteste contre ces pratiques étrangères à la procédure pénale et qui sont devenues de plus en plus fréquentes. Il craint fortement qu’elles ne sapent la confiance dans l’État et plus exactement dans l’institution judiciaire », précise le communiqué.
En conséquence, poursuit le communiqué, « le barreau condamne avec fermeté la privation de liberté hors toute procédure de Me Doli (…) et exige sa libération immédiate ». Tout en prenant acte que Me Doli est entre les mains de la Justice du parquet au tribunal de grande instance Ouaga 1, le barreau « appelle les autorités compétentes à observer en toutes circonstances les garanties élémentaires applicables à toute personne suspectée de faits qualifiés infractions ».
Voir ci-dessous l’intégralité du communiqué.
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