Le Comité burkinabè de la route et du transport routier (CBRTR) a organisé une Assemblée générale (AG) dans le samedi 15 mars 2025 à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre, selon les acteurs, consiste à examiner et à adopter le programme des activités comptant pour l’année 2025.

Depuis sa création en 2023, le Comité burkinabè de la route et du transport routier (CBRTR) est soucieux du respect de ses textes et de ses instances décisionnelles. Et cela s’est manifesté une fois de plus, par la tenue d’une AG. Cette rencontre qui a réuni les acteurs dudit secteur était placée sous le signe de cette thématique : «Acteurs du secteur de la route et du transport routier, renforçons notre CBRTR». A l’ouverture des travaux, le président du CBRTR, Ali Traoré, a, à l’entame de ses propos, exprimé sa joie et sa fierté, pour la mobilisation dans la tenue de ce présent rendez-vous des acteurs du domaine de la route. D’après lui, cette rencontre vise à examiner et à adopter le programme d’activités comptant pour l’année 2025. Lequel, a-t-il insisté, a été conçu avec ambition et pragmatisme, et est articulée autour de plusieurs actions-clés. Le but principal de celles-ci, a argué M. Traoré, visent au renforcement de l’expertise nationale. Bien au-delà, a-t-il souligné, cela ambitionne de favoriser les échanges entre acteurs du secteur. Mieux, a-t-il insisté, cette entrevue a aussi pour objet d’œuvrer à accompagner les politiques publiques avec des propositions à caractère innovant et adapté au contexte actuel. D’où l’intérêt de son interpellation aux membres à enrichir ledit programme à travers des contributions et des débats fructueux. Afin que, a-t-il ajouté, cela reflète au mieux, les différentes aspirations de la communauté professionnelle.

Le président du CBRTR, Ali Traoré, a mis en exergue l’importance de la rencontre

D’ailleurs, aux dires du président du CBRTR, cet examen est suivi de celui du budget en vue de permettre la réalisation des ambitions du CBRTR. Pour lui, le comité s’est donné pour mission de contribuer de façon active, à l’amélioration des infrastructures routières et à la performance du transport routier au Burkina Faso. Sur ce volet précis et au regard de la rareté des ressources, Ali Traoré a lancé un appel aux uns et aux autres à une introspection sur la nécessité de faire face aux obligations en termes de cotisations d’une part. D’autre part, il les a exhortés à développer plus d’ingéniosité en vue de l’amélioration des finances de l’association. Puisque, les défis du CBRTR consistent à consolider ses acquis et rendre pérennes ses actions en faveur du transport routier.

Par la suite, il est revenu sur le bilan de l’année 2024. Au titre des activités déjà exécutées au cours de l’année écoulée, il a énuméré les plus importantes qui sont entre autres, la visite guidée des nouveaux postes de péage, le panel sur la sécurité routière, la gestion de l’entretien routier et le lancement des travaux des groupes thématiques de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR). De surcroît, Ali Traoré a informé la participation à la réunion du Conseil de l’Association internationale permanente des Congrès de la Route (AIPCR) avec à la clé, l’élection du VP/AIPCR, comme membre du Comité du plan stratégique 2025-2028 et qu’il a félicité au passage.

Le présidium lors de l’assemblée générale

Tout en saluant la résilience et l’engagement des différentes parties prenantes, il a apprécié la mobilisation de ces dernières. Selon lui, cela témoigne de l’esprit d’attachement à la cause commune. M. Traoré a réitéré sa profonde gratitude au ministre chargé des questions de routes et du transport routier pour soutien et son engagement qui est «un témoignage de l’importance stratégique de notre secteur dans le développement de notre pays». Également, il n’a pas manqué de remercier les partenaires nationaux et internationaux qui ont accompagné le CBRTR dans l’exercice de sa noble mission.

«Sans route, il n’y a pas de transport et sans transport, il n’y a pas commerce»

En matière de perspective pour l’année suivante, le CBRTR va mettre en œuvre plusieurs activités. Pour ce faire, le président Traoré a sollicité dans la foulée l’appui de certains partenaires. Car, à l’écouter, «sans route, il n’y a pas de transport et sans transport, il n’y a pas commerce». Sous sa casquette de professionnel du milieu du transport routier, il fait savoir que le Burkina Faso est un pays où le transport et la route constituent une préoccupation extrêmement importante. Son analyse révèle que le développement d’une nation est tributaire du bien-être de ces infrastructures. C’est pourquoi il a aussi lancé un appel aux autorités pour la formation des différents acteurs, surtout la jeunesse. Mieux, il a exprimé tout l’espoir de sa structure de voir les programmes de formation des écoles adapter à l’environnement.

L’assistance a été attentive lors de l’assemblée générale

A son avis, le CBRTR entend contribuer au développement et à la promotion des infrastructures et du transport routier. Et d’ajouter que le CBRTR a enclenché «une nouvelle ère de conscience et d’action en faveur de la sécurité routière au Burkina Faso». En rappel, le CBRTR est une association regroupant les acteurs publics et privés de la route et du transport routier au Burkina Faso. Il est une fusion des comités nationaux de l’Association mondiale de la route (PIARC) et de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR).

Achille ZIGANI

Article publié le 15 mars 2025 dans le numéro 31 du journal La Nation en marche 

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