Révélations sur les débuts chaotiques de Michael Olise. Si Michael Olise brille de mille feux avec le Bayern Munich et les Bleus, l’ailier de 24 ans a connu un début de carrière pas évident. L’un de ses anciens coaches témoigne. À 24 ans, Michael Olise est devenu une superstar du football mondial. Révélé sous les couleurs de Crystal Palace (16 buts, 25 passes décisives en 90 matches), l’ailier international français a vu sa carrière exploser avec le Bayern Munich (42 buts, 54 passes décisives en 107 matches). Aujourd’hui, le natif de Londres est annoncé comme l’un des acteurs majeurs de l’équipe de France à la Coupe du Monde 2026 et l’Espagne le verrait bien devenir l’un des prochains galactiques du Real Madrid. Cependant, tout n’a pas été rose au début pour Olise.

Pas un fan des études et moqué à City

José Gomes a connu et entraîné Olise lorsqu’il était en charge de l’équipe première de Reading. Le Portugais de 55 ans n’est pas resté un an à la tête de la formation anglaise (décembre 2018-octobre 2019), mais il a eu le temps de repérer et d’apprécier la qualité du joueur qui a rejoint les Royals en 2017 après ses passages au centre de formation de Manchester City, Chelsea et d’Arsenal. «Je l’ai vu lors d’un match des équipes de jeunes de Reading alors que j’entraînais l’équipe première, et il m’a impressionné. Son premier contrôle, son intelligence de jeu et sa façon de se positionner pour lancer l’action étaient déjà dignes d’un véritable prodige. J’ai voulu le faire monter en équipe première immédiatement, mais on m’a demandé de ne pas le faire», a-t-il confié dans un entretien accordé à AS.

Et si les dirigeants de Reading ont voulu prendre leur temps avec Olise, c’est pour une raison particulière. «Les responsables du centre de formation me disaient qu’il ne suivait pas les cours et qu’il était très irresponsable dans ses études. Ils m’ont dit que si je le faisais monter, ce serait un mauvais exemple pour le reste du centre de formation, car il ne remplissait pas ses obligations d’étudiant dans le cadre du programme prévu pour lui. Avant ses 14 ans, il était à Arsenal, mais il ne s’y est pas adapté. À Chelsea, on l’a renvoyé pour la même raison que certains voulaient le faire à Reading, parce qu’il n’allait pas en cours et ne s’intéressait pas à ses études. Et à Manchester City, parce que ses coéquipiers se moquaient de lui. Il avait les bras faibles et les garçons anglais étaient costauds. Quand le préparateur physique leur demandait de faire des pompes, il avait beaucoup de mal et ses coéquipiers se moquaient de lui. Il se sentait humilié et il est parti.»

Un grand timide

Si Manchester City doit regretter aujourd’hui de ne pas avoir su retenir Olsie, la fragilité physique du Munichois a quand même été un obstacle à surmonter pour le joueur. Surtout en Angleterre où le défi physique fait partie du spectacle. Gomes a d’ailleurs confié qu’Olise a dû passer par une période d’adaptation avant d’avoir le droit d’être convoqué en équipe première. «J’ai dit à mes joueurs de ne pas se retenir lorsqu’ils devaient le malmener à l’entraînement afin qu’il apprenne ce qu’est le football professionnel. Michael se plaignait et pleurait parce qu’on le malmenait. Il ne comprenait pas à ce moment-là. Je lui ai dit que s’il était capable de supporter pendant une semaine les actions défensives de ses coéquipiers sans pleurer, je le convoquerais. Finalement, cela a duré deux semaines et quand j’ai pensé qu’il était prêt, je l’ai convoqué».

Enfin, après avoir assuré que son ancien protégé était du niveau de Lamine Yamal et qu’il faisait partie des prétendants au Ballon d’Or, José Gomes est revenu sur l’un des aspects les plus commentés de la personnalité d’Olise. «Il est très introverti et n’aime pas attirer l’attention. Sa timidité le pousse à rester toujours en retrait. Ce n’est en aucun cas de l’arrogance. Il ne célèbre pas ses buts parce qu’il considère cela comme quelque chose de normal, comme faisant partie de son travail, même s’il s’agit de superbes buts. Il observait toujours tout ce qui se passait autour de lui, mais ne participait pas par timidité. Il garde ses émotions pour lui et ne les extériorise pas. C’est son caractère. Sa timidité disparaissait toujours dès que le ballon apparaissait. Là, il se transformait». L’Irlande du Nord peut en témoigner…

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