Avant le début du match aller, nous l’avions qualifié la semaine dernière de match épique, époustouflant et de véritable 2e finale (après l’opposition Bayern-Real Madrid en quarts de finale) de la champions league. Nous n’avions pas eu tort. Le match aller entre le PSG et le Bayern a tenu toutes ses promesses : animation offensive de part et d’autre, score fleuve (5 à 4 en faveur du PSG) avec du spectacle garanti, etc. Pour le match retour prévu pour se jouer sous peu, il y a fort à parier que l’on vivra encore le même scénario qu’au match aller. Connaissant ce dont sont capables les Bavarois qui ne jouent jamais en bloc bas, Dembélé, Kvaratskhelia et autres Parisiens seront résolument décidés à jouer de l’avant pour conforter davantage leur avantage au score; question de sécuriser leur qualification en finale de la compétition dont ils sont tenant du titre et animés d’une soif de le conserver.
À contrario, le Bayern voudra dès le premier quart d’heure rétablir la parité au score en marquant pendant cette période un but sur ses propres installations dont on imagine l’incandescence ce soir avec un public surchauffé pour galvaniser Olise, Kane, Diaz et autres Bavarois. De quoi libérer les espaces dans les deux camps, comme au match aller; condition propice à l’exploitation du ballon à envoyer au fond des filets. C’est dire si nous sommes encore partis pour assister à un duel épique au score fleuve. À condition que les défenseurs et les gardiens sortent le grand jeu pour museler véritablement les divers attaquants de chaque partie. Seront-ils à la hauteur pour relever ce défi en contenant les percussions de Olise, de Doué, etc. ? Difficile d’y répondre.
Une chose est certaine. Autant le défenseur parisien Mendès aura du boulot pour stopper Olise qui lui a énormément donné du fil à retordre à l’aller, autant Kvaratskhelia et Dembélé mouilleront le maillot pour faire vivre des vertes et des pas mûres à la défense bavaroise. Hormis l’absence du défenseur parisien Hakimi (blessé), les acteurs du match aller sont encore présents avec leurs individualités et les conditions restent ainsi réunies pour pimenter à nouveau le match pour le bonheur des téléspectateurs et spectateurs. Pour notre part, malgré le statut de grandissime favori du PSG, le Bayern qui joue à domicile devant son propre public et qui est auteur d’une magnifique saison en championnat, dispose suffisamment de la ressource pour tenir la dragée haute à son adversaire et venir à bout de son vis-à-vis qui, jusque-là, lamine les différents adversaires qu’il rencontre. Mais, cette fois-ci, la donne change, avec un adversaire coriace – auréolé du titre de champion d’Allemagne avant même la fin du championnat – qui risque d’être son tombeur en mettant fin au rêve parisien de succéder à soi-même au firmament du football européen. Et le nom du bourreau du PSG pourrait s’appeler Luis Diaz, Colombien et ex-joueur de Liverpool auteur d’une intégration réussie dans son nouveau club. Ou encore Olise… Les heures à venir nous situeront…
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