Après le match aller en Espagne soldé par un score d’un but partout entre Athletico Madrid et Arsenal, les deux équipes se croisent à nouveau ce soir en Angleterre pour désigner le vainqueur autorisé à jouer la finale de la prestigieuse compétition européenne. Le moins que l’on puisse, c’est qu’il se profile à l’horizon, un match épique, engagé et animé entre ces deux équipes, à l’image de ce que celles-ci ont donné de voir lors du match aller. Quand on sait que ces deux équipes n’ont pratiquement pas cette année de lauriers à récolter en championnat, on comprend dès lors que chacune jouera son va-tout pour essayer de sauver la saison et l’auréoler de ce qui reste encore comme espoir, notamment la coupe européenne.
Il faudra s’attendre, à l’image du match aller, à une partie très serrée où l’adversaire offre moins d’espace à son challenger pour trouver des possibilités de scorer. Ce qui annihile en général les perspectives de match au score fleuve, comme on a pu le constater lors de la rencontre PSG-Bayern Munich, une autre affiche de la demi-finale de la compétition. Une chose est sûre : il est difficile de prévoir l’issue de ce match dont les acteurs ont montré à l’aller, une équivalence de niveau, tant en défense, en pressing qu’en animation offensive.
Autant Alvarez, Griezmann, Lookman et leurs coéquipiers seront motivés à arracher le ticket de la finale en déplacement en Angleterre, autant Saka, Eze et leurs camarades feront preuve de fighting spirit à domicile avec leur public pour se qualifier pour le dernier carré de la compétition. Sans être dans les secrets de Dieu, l’entraîneur anglais Arteta risque de reconduire son plan de jeu du match aller : faire jouer l’insaisissable Eze en seconde période. On a vu lors du match aller comment cette option a failli être payante, avec un Eze vigoureux à volume de jeu remarquable, difficile à stopper et avec une grande plus-value apportée dans l’animation offensive anglaise, au moment où bien des joueurs espagnols semblaient émoussés avec moins de calories dans les jambes à l’opposé de Eze qui était encore frais sur la pelouse.
Si cette option de mettre à la seconde mi-temps du sang neuf pas comme les autres venait à prendre corps, la clé du match pourrait s’y trouver en faisant sauter la chape de plomb défensive espagnole qui, tel le chiendent, est difficile à manœuvrer. C’est dire si la partie s’annonce véritablement difficile à dénouer sur le papier. Tout compte fait, au risque de nous tromper, au regard du visage globalement enchanteur montré par Arsenal à l’aller en Espagne, tout porte à croire que les Gunners sauront tirer leur épingle du jeu à domicile pour se qualifier en finale. Les heures qui arrivent, nous situeront…
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