Fonds spécial routier : Ces conventions qui optimisent les performances du ministère des Infrastructures dans les régions

Pour permettre l’efficacité des directions régionales du ministère des Infrastructures et du désenclavement dans leurs missions, des conventions lient lesdites directions au Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) qui sont toutes des structures dudit ministère. À travers ces conventions, le FSR-B alloue des ressources financières à ces directions pour le fonctionnement de celles-ci. Pour en savoir davantage, nous avons échangé avec les directeurs régionaux du Nazinon (ex-Centre-Sud) et du Djôrô (ex-Sud-Ouest) sur la question. Immersion au cœur de ces conventions qui optimisent les performances du ministère des Infrastructures dans les régions.

A l’instar des autres directions régionales du ministère des Infrastructures et du désenclavement, 3 types de conventions lient le Fonds spécial routier du Burkina aux directions régionales du Nazinon et du Djôrô. Selon les Directeurs régionaux du ministère des Infrastructures et du désenclavement (DRID) du Nazinon et Sud-Ouest, respectivement Koumbatian Somé et Sombasséré Sawadogo, il s’agit de la convention pour le financement des activités de contrôle à pied d’œuvre des travaux sur le réseau routier, de celle pour le financement des activités de sauvegarde du patrimoine routier et de celle pour la gestion des postes de péage routier. Avec comme champ d’application de chaque convention, les limites territoriales de chaque région concernée.

Le directeur régional du ministère des Infrastructures et du désenclavement du Nazinon, Koumbatian Somé

De l’avis de chacun des 2 directeurs, des activités quasi identiques sont régulièrement menées en région dans la mise en œuvre de ces conventions. Ainsi, explique le DRID du Nazinon, Koumbatian Somé, à travers la convention portant sur le contrôle à pied d’œuvre des travaux sur le réseau routier, l’installation des entreprises titulaires de contrats de travaux dans la région, la gestion et le contrôle à pied d’œuvre des travaux sont effectués. A cela s’ajoutent la réception des travaux, la vérification des décomptes établis par les entreprises et la production des rapports sur l’exécution des travaux.

Quant à la convention pour la sauvegarde du patrimoine routier, informent les 2 directeurs, elle se subdivise en 3 axes avec des activités bien distinctes. Dans le premier axe relatif au suivi du réseau, le DRID du Djôrô, Sombasséré Sawadogo, a cité les activités suivantes : le relevé des dégradations du réseau, l’évaluation des dégradations du réseau, le suivi et l’inspection des ouvrages d’art, la surveillance du réseau pour le constat d’éventuelles dégradations critiques tout en parcourant le réseau. « Il y a aussi l’identification et l’inventaire des nouvelles pistes sur demande des collectivités ou sur l’initiative de la direction régionale. De même, on peut citer l’élaboration et la transmission des rapports à la Direction générale de la normalisation et des études techniques (DGNET) », a-t-il ajouté. In fine, ces activités menées en amont permettent d’apporter en aval des réponses aux situations critiques à travers l’entretien routier ou de faire des planifications pour ce qui est des nouvelles pistes.

Tout comme son homologue du Nazinon, le directeur régional du ministère des Infrastructures et du désenclavement du Djôrô, Sombasséré Sawadogo, a bien apprécié l’importance des conventions

Pour sa part, le DRID du Nazinon, M. Somé, se prononçant sur les activités menées dans le 2e axe relatif au comptage du trafic routier, énumère le recrutement des agents, la formation des nouveaux agents recrutés, l’affectation des agents aux différents postes de comptage et l’équipement de ces postes. «Nous pouvons ajouter la production des fiches de comptage, la surveillance et le contrôle du comptage et l’acheminement des fiches de comptage à la DGNET», a-t-il terminé. A travers cet axe, complète le DRID du Djôrô, M. Sawadogo, est organisée la collecte et l’analyse des données recueillies pour actualiser les banques de données sur le trafic routier. Enfin, pour ce qui est du 3e axe qui porte sur la gestion des barrières de pluie, sont menées essentiellement des activités de recrutement des agents chargés de la règlementation du trafic en cas de pluie, la formation desdits agents recrutés et leur affectation aux différents postes de barrière de pluie.

«Les conventions sont d’un grand soutien pour la sauvegarde du patrimoine routier»

Répondant à nos questions, nos interlocuteurs ont poursuivi en faisant savoir que dans le cadre de la convention pour la gestion des postes de péage routier, le ravitaillement des postes de péage en tickets pour les usagers, le suivi des stocks de ces tickets, la production de rapports de gestion de ces stocks, la collecte des rapports mensuels des gestionnaires des postes de péages et leur transmission au FSR-B sont les activités rendues possibles par la convention.

Les conventions liant le fonds spécial routier du Burkina aux directions régionales permettent de ravitailler les postes de péage en tickets

Par ailleurs, les 2 directeurs régionaux ont salué la contribution de ces conventions au fonctionnement de leurs structures et à la bonne santé du réseau routier dans leurs régions respectives. «Ces conventions sont très importantes dans l’atteinte des missions assignées à notre direction dont les principales sont liées essentiellement aux activités de terrain. En effet, les différentes conventions permettent la prise en charge des frais liés au carburant et aux frais de mission pour le déplacement des agents sur le terrain ainsi que la maintenance et les réparations des véhicules », a expliqué le DRID Somé. Puis d’ajouter que «grâce à ces conventions, nous arrivons à faire un certain nombre d’acquisitions de matériel de bureau et de chantier, nous permettant de mener à bien notre mission ». Son homologue du Sud-Ouest, M. Sawadogo, ne dit pas autre chose ; lui qui a déclaré ceci : «Les conventions sont d’un grand soutien pour la sauvegarde du patrimoine routier». Concluant leur propos, les 2 directeurs régionaux ont tour à tour suggéré que ces conventions soient signées et débloquées à temps pour permettre aux directions concernées de mener à bien leurs missions.

Adama KABORE

Article publié dans la parution du 15 septembre au 14 octobre 2025

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