La décision est tombée raide comme un couperet : Ahoua Don Mello est éjecté de sa fonction au parti PPA-CI sur décision du fondateur de celui-ci, Laurent Gbagbo. « Il est mis fin aux fonctions de Monsieur Ahoua Don Mello, en qualité de vice-président exécutif en charge des Lacs et de la promotion du panafricanisme», indique le communiqué du parti signé de Gbagbo himself. Le communiqué fait suite à la décision de Don Mello de se présenter à la présidentielle d’octobre 2025. Selon ce dernier, cette démarche est celle de précaution et vise à empêcher que le parti n’ait pas de candidat à l’élection présidentielle, avec une politique de chaise vide qui peut s’avérer contre-productive. Ce, dans la mesure où le président du parti, Laurent Gbagbo, a été écarté de la course à la présidentielle du fait de décision de justice dans l’affaire dite du « braquage de la BCEAO » le rendant inéligible.
Même si le désormais ancien compagnon de Gbagbo ne tarissait pas d’éloges sur celui-ci et laissait entendre que sa candidature ne signifie pas affront à l’égard de Gbagbo ni une rupture avec celui-ci, le communiqué du parti révèle que l’initiative de Don Mello n’a pas été appréciée par le premier responsable du parti.
Dès lors, Gbagbo perd l’un de ses sérieux lieutenants qui, sur Live TV, a noté qu’il a déjà préparé sa lettre de démission du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire. C’est dire si la rupture est quasi consommée entre Gbagbo et Don Mello, l’un des poids lourds du parti. Selon nos confrères de Afriquesur7, les relations de Don Mello avec le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud avaient d’ailleurs mené à sa nomination en tant que haut représentant des BRICS pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. Grâce à cet engagement, indique la même source, il s’était bâti une stature d’homme d’État, reconnu dans de nombreuses capitales du continent. Son départ constitue donc une perte stratégique majeure pour le parti.
Par ailleurs, cette rupture entre les deux caciques du parti peut donner l’impression que Gbagbo est incapable d’assurer le dialogue en interne; symbole de règne de l’intolérance à la divergence des opinions au sein du parti.
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