Contestant la vente par Paris d’un hôtel de luxe situé à Paris, la Guinée équatoriale décide de porter l’affaire en justice en saisissant le 3 juillet 2025, la Cour internationale de justice (CIJ). Appartenant initialement au vice-président équato-guinéen, Teodoro Nguema Obiang Mangue, fils du chef de l’État, l’hôtel luxueux a une valeur de dizaines de millions d’euros et a été saisi en 2012 dans l’affaire des biens mal acquis qui avait défrayé la chronique en Afrique.
Comme arguments, le gouvernement équato-guinéen déplore un « manquement grave aux obligations internationales de restitution des avoirs mal acquis » par Paris. Il soutient qu’à travers la saisie de l’hôtel et l’acte de vente projeté, Paris transgresse les articles 51 et 57 de la Convention des Nations unies contre la corruption.
Les arguments de Malabo vont-ils prospérer devant les juges de la Justice internationale située à la Haye ? Rien n’est moins sûr. Ce dont on est sûr, c’est que la partie équato guinéenne avait perdu la bataille judiciaire en 2021 où Teodoro Nguema Obiang Mangue avait écopé d’une condamnation à 30 millions d’euros d’amende pour des faits de blanchiment, détournement de fonds publics et abus de biens sociaux.
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