L’information émane des enquêteurs qui ont animé ce 11 juin 2025 un point de presse à Bobo où le mode opératoire des personnes concernées a été dévoilé.

C’est à travers un groupe WhatsApp et au recours à l’intelligence artificielle, le tout avec la participation d’étudiants, que le système de fraude a été mis en place. Fruit du dispositif anti fraude mis en place par la direction régionale de la police nationale des Hauts Bassins, l’interpellation des 13 personnes dont 8 filles a permis de confisquer 13 portables avec des pièces à conviction.

Le pot aux roses a été découvert dès le 4 juin lorsque dans le portable d’une candidate prise en flagrant délit de manipulation de portable pendant la composition d’une épreuve, il a été découvert un groupe WhatsApp dénommé « Le secret d’un peuple » où étaient publiées les corrections des sujets d’examen. Dès lors, débutait l’enquête par les fins limiers qui a permis d’alpaguer l’administrateur du groupe WhatsApp.

« Le nommé B.A.A., suite à son expérience dans la fraude lors de la session de 2024 qu’il a eue avec le nommé T.H., a créé son groupe WhatsApp dénommé « Le secret d’un peuple. » Sa petite sœur nommée B.R. ayant réussi son BEPC en 2024 grâce à ce système de fraude. Cette année, elle a été intégrée dans le groupe dans le but de convaincre les membres et de leur donner des conseils pratiques. Le nommé B.A.A ne pouvant pas tout faire seul a contacté le nommé A.A.A. pour l’aider à traiter certaines matières comme la physique-chimie (PC) et les sciences de la vie et de la Terre (SVT) ; ensuite le nommé B.H pour les matières comme les mathématiques et le français », a déclaré le commissaire central de police de Bobo-Dioulasso, Boubakar Nombré.

Les conférenciers lors du point de presse

Mais ce n’est pas tout. Pour que le système fonctionne, les filles devaient tout faire entrer dans la salle de composition avec leurs portables à travers le port de jupes amples ou tout autre moyen. À l’opposé, les garçons devaient porter des gros pantalons avec des poches cousues à l’intérieur. Après quoi, une fois dans la salle, il faut envoyer dans le groupe WhatsApp, une capture d’écran du sujet afin que la partie extérieure propose les corrections à l’aide d’applications comme ChatGPT, Gault et Depcheet.

« C’est le dernier jour, dans la soirée, que l’administrateur du groupe a été alerté par la nommée D.A de l’interpellation du nommé T A et elle a conseillé à ce dernier de supprimer le groupe », a affirmé Boubakar Nombré….

Les personnes interpellées seront bientôt présentées à la Justice et encourent des peines d’emprisonnement allant de 6 mois à 3 ans, sans compter une amende de 500 000 à 3 000 000 de F CFA.

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