Le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a procédé à l’installation, ce jeudi 5 juin 2025, à Ouagadougou, des membres du comité technique de délivrance de la carte de presse et du laissez-passer. 12 au total, il pèse désormais sur leurs épaules la charge d’analyser et de valider les dossiers de candidature des journalistes pour l’obtention de la carte de presse et du laissez-passer burkinabè.
Disposant d’un mandat de 3 ans et désormais détaché du Conseil supérieur de la communication (CSC) pour être rattaché au ministère de la Communication, le comité a été créé en 2009 avec 429 cartes de presse et 12 laissez-passer délivrés de 2020 à 2024. Pour le présent mandat, il est présidé par le journaliste Marcus Gontran Julien Kouaman assure la présidence du Comité. Avec comme vice-président, Evariste Kaboré. Le comité comprend en son sein, selon le Directeur général de la communication et des médias (DGCM), Frédéric Somé, des membres provenant des Organisations professionnelles des médias et des observateurs du CSC et du ministère de la Communication.

« La carte de presse est un sésame très précieux pour la profession. Ça permet d’assainir le milieu et ça rassure aussi les autorités de savoir que nous avons une presse responsable. Dans ce contexte difficile, cela permettra d’éviter qu’on se retrouve avec des mercenaires déguisés en journalistes. Ce comité sera donc chargé de toiletter et de délivrer la carte de presse aux personnes qui exercent effectivement ce métier et qui en vivent », a affirmé le directeur général Somé.
Pour sa part, tout en rappelant aux membres du comité leur mission, le ministre Ouédraogo a déclaré : « Il est impératif que chaque membre du comité fasse preuve d’impartialité et de diligence, afin que nous puissions professionnaliser davantage ce milieu et répondre aux attentes du public ». Avant de mettre en exergue l’importance de la carte de presse et du laisser passer. C’est pourquoi, a-t-il affirmé, « Il est donc de notre devoir collectif de veiller à ce que l’octroi de ces documents soit transparent, équitable et en phase avec les dispositions juridiques qui réglementent le secteur des médias et de la communication au Burkina Faso ».
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