Le score est lourd et sans appel. Ce qui paraissait être à priori une finale ouverte, n’a pas tenu ses promesses, eu égard au score qui a sanctionné la partie qui opposait 2 finalistes à style de jeu différent l’un de l’autre. Inter de Milan, connu pour être une équipe difficile à jouer, a mystérieusement été atone et aphone sur le rectangle vert ce 31 mai 2025 à Munich. Énorme surprise de voir le tombeur de Barcelone lors de la demi-finale, s’effondrer ainsi devant la redoutable équipe parisienne, auteur d’une saison sans faute tant en championnat qu’en champions league.
Après avoir sorti de la prestigieuse compétition européenne, des grandes équipes comme Liverpool, Aston Villa et Arsenal, PSG prouve à travers la fessée infligée à l’Inter qu’il était véritablement devenu l’équipe à battre dès la nuit où elle a éjecté la grandissime équipe favorite qu’est Liverpool. Volontarisme, fighting spirit, engagement, agressivité, etc., ont été durant cette compétition les traits de caractère de cette équipe parisienne royalement reconstituée et littéralement décomplexée face à ses adversaires parmi lesquels on compte désormais l’Inter qui en a pris de son grade : 5 buts à zéro. Hakimi (12e minute), Doué, (20e et 63e minute), Kvaratskhelia (73e minute) et Mayulu (86e minute) n’ont pas fait dans la demi-mesure face à Thuram, Dumfries, Martinez et autres Intéristes méconnaissables à Munich. Ce, à travers un réalisme froid qui achève de convaincre même les plus sceptiques que Paris Saint-Germain traverse l’âge d’or de sa forme.
Une équipe, ce n’est pas l’alignement d’une quirielle de stars
Au finish, cette finale a été plus une sinécure pour le PSG, plutôt que la traditionnelle finale où l’équipe victorieuse arrache généralement le titre sur le fil à travers une victoire à la Pyrrhus. Et c’est certainement Barcelone qui se demande à présent, comment elle a pu se faire éliminer par cette équipe italienne moribonde à Munich, incapable de sauver l’honneur dans cette finale qu’elle a rendue fade et insipide en lui ôtant les émotions multiformes que constituent les buts égalisateurs qui entretiennent longtemps le suspense sur l’identité du gagnant. C’est aussi ça le football où les joueurs sont autant capables du meilleur que du pire sur la pelouse…
Ironie du sort. C’est au moment où l’équipe parisienne vient d’être dépossédée de sa star Mbappé partie au Real Madrid et a été sevrée depuis longtemps de ses talents mondiaux que sont Neymar, Messi, Ibrahimovic, Cavani, Ronaldhino, Di Maria et autres, que l’équipe obtient pour la première fois de son histoire, le trophée européen tant convoité. Rejoignant ainsi Marseille dans le palmarès des équipes françaises qui ont décroché le titre européen. Preuve si besoin en était, qu’une équipe, ce n’est pas l’alignement d’une quirielle de stars, mais plutôt la garantie d’une osmose à travers des automatismes entre des joueurs.

Sacrée performance à mettre au crédit de l’entraîneur Luis Enrique qui a su donner une véritable âme à l’équipe en valorisant les talents individuels de ses poulains. Bravo à Luis Enrique. En attendant, c’est Mbappé qui a joué pendant 7 ans au PSG, qui avale des poires d’angoisse que trahit ce post qu’il a fait suite au sacre du club : «Le grand jour est enfin arrivé, la victoire et avec la manière de tout un club, félicitations PSG». Sans nul doute, il ne manquera pas de se poser la question de savoir pourquoi c’est à ce moment précis de l’histoire qu’il a quitté le club vainqueur de la champions league 2025. Les astrologues pourront l’aider à trouver des réponses à ses questions face à la cruauté de l’histoire où c’est à la première année post-Mbappé que le PSG triomphe et se retrouve au firmament du football européen…
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