Quarts de finale de la Champions League : Anatomie des matchs retours époustouflants

Les matchs retours comptant pour les quarts de finale de la champions league se sont déroulés les 15 et 16 avril 2025 et ont coupé le souffle aux amoureux du ballon rond, tant ils ont été pimentés à travers l’engagement épique de la plupart des équipes battues au match aller. Si au regard du retard à remonter, bien des observateurs de la scène footballistique pensaient que les matchs retours seraient des matchs au rabais et relèveraient d’une formalité pour les gagnants des matchs aller pour entériner la qualification acquise à l’aller, ils ont dû se raviser en se rendant à l’évidence que ladite qualification était loin d’être une sinécure et que la qualité des matchs retours était presque meilleure à celle des matchs aller.

Ce fut dans la douleur que le PSG méconnaissable a obtenu son ticket de qualification face à un Aston Villa des grands jours

À commencer par le match retour entre le club français Paris Saint Germain (PSG), et celui anglais Aston Villa. Battu à l’aller à Paris par le PSG par 3 buts à 1, Aston Villa s’est transfiguré à domicile où il a supplicié le PSG avec une détermination déroutante, une animation de jeu hors-pair, un fighting spirit qui a littéralement rendu méconnaissable le grand PSG; lequel a dû son maintien dans la compétition au salut venu de son gardien Donaruma dont les exploits ont permis d’éviter le naufrage à travers une pluie de buts. L’attaquant anglais Rastford et ses coéquipiers ont en tout cas sorti le grand jeu, multiplié les actions offensives et prouvé qu’ils ne sont pas à ce niveau de la compétition par effraction pour faire de la figuration, surtout avec un Rastford intenable des grands jours. Conséquence, ils remportent le match par 2 buts à 1, après avoir manqué de justesse – grâce au gardien parisien – de rétablir la parité de score synonyme de prolongation du match pour déterminer l’équipe devant continuer la compétition. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les virevoltants parisiens Barcola, Dembélé, etc. ont été transparents dans une partie qu’ils croyaient gagner d’avance et dans laquelle eux-mêmes ne croyaient plus finalement à leur qualification. Diantre !

Une fin de rencontre haletante à travers le siège des buts italiens

À l’instar du PSG, une autre équipe qui a énormément souffert avant de bénéficier de son ticket pour la qualification en demi-finale, c’est bien Barcelone de Lewandowski, de Raphina et de Yamal réduits en spectateurs en Allemagne dans un stade incandescent avec des supporters de Dortmund qui ont crû au miracle jusqu’à la dernière minute. Battu 4 buts à zéro à l’aller à Barcelone et piqué dans son amour-propre de vice-champion de la compétition 2024, Dortmund a montré que la partie n’était pas encore jouée, qu’il en fallait plus pour le décourager et qu’il était très tôt de l’enterrer de la prestigieuse compétition. Les jaunes et noirs ont ainsi remonté les bretelles aux Barcelonais qui se sont inclinés par 3 buts à 1 ce, après annulation d’un but allemand jugé consécutif à un hors-jeu. Adresse, volontarisme, agressivité auront ponctué le style de jeu allemand avec comme figure de proue, le Guinéen Guirassy auteur des 3 buts allemands marqués.

Même qualifiée pour la demi-finale, l’équipe du Barça a dû jubiler dans la mesure, tant Dortmund lui a remonté les bretelles

Une autre affiche pas moins palpitante et intense, est celle qui a opposé le Bayern Munich à l’inter Milan victorieux à l’aller par 2 buts à 1. Mais dopé par son expérience dans la compétition et la qualité de ses joueurs, Bayern Munich a essayé de reprendre du poil de la bête face à une équipe italienne traditionnellement difficile à jouer. Si les vétérans Kane et Martinez ont de chaque côté fait parler la poudre en inscrivant chacun un but, le score final s’est soldé par 2 buts partout entre les 2 équipes, avec une fin de rencontre haletante à travers le siège des buts italiens par les Allemands pour marquer le but qui manque pour arracher la prolongation. Les multiples coups de canon de Coman et autres se sont finalement avérés stériles pendant les dernières minutes du jeu où les supporters italiens retenaient leur souffle. Quel match aux émotions multiformes, surtout lorsqu’après son égalisation à la 76e minute (2 à 2), Bayern pensait pouvoir arracher la prolongation dans le dernier quart d’heure riche en débauche d’énergie allemande ! Que nenni !

Le Real Madrid a été l’équipe qui a le plus déçu

Enfin, la dernière confrontation qui a été la moins pimentée de ces quarts de finale, aura été celle ayant opposé le Real Madrid à Arsenal. Battu 3 à zéro en Angleterre à l’aller, Real Madrid est resté l’ombre d’elle-même au match retour à domicile. Malgré la forte présence de son public, Real Madrid a buté contre une défense anglaise bien organisée, un milieu anglais aux aguets et agressif. Sans oublier une attaque anglaise efficace qui remporté la bataille offensive par 2 buts à 1, devant un Mbappé, Vinicius et autres Rodry grogy. Bref, l’hégémonie madrilène a été douchée et le Real Madrid a été, dans les quarts de finale, l’équipe qui a le plus déçu en étant incapable de donner véritablement du relief à sa rencontre restée terne pendant les 90 minutes où aucune lueur de miracle n’a pointé à l’horizon… Au bilan des 4 grands matchs joués, hormis le triste cas du Real Madrid, la conclusion qui s’impose, est que le football reste riche de surprises, d’émotions multiformes à couper le souffle des spectateurs. Surtout à ce niveau de la compétition où les joueurs voient étonnamment leurs calories se quintupler sur le rectangle vert…

Adama KABORÉ

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