18 avril 1980-18 avril 2025 ! Voilà 45 ans que Bob Marley a entonné sa cultissime chanson titrée Zimbabwe, à l’occasion de l’accession à l’indépendance du Zimbabwe. Devant des personnalités dont la Première ministre indienne, Indira Gandhi, et 11 chefs d’État de 100 pays. Et un public hystérique qui reprenait en chœur avec l’artiste, ces refrains de ladite chanson : « Cause the only way to overcome this little struggle. Brother, you are right, you are right, so right. We gonna fight… ». Le public resté nombreux dehors, faute de places à l’intérieur du stade Rufaro plein de 35 000 personnes, pousse les barrières pour un passage forcé afin de ne pas se faire raconter l’événement ; obligeant ainsi les forces de l’ordre à intervenir pour disperser et contenir ledit public.
« Chaque homme a le droit de décider de sa destinée. Et dans son jugement, il ne doit pas avoir de partialité. Nous devons nous battre pour l’indépendance du Zimbabwe. Car c’est le seul moyen de remporter ce combat. Et nous allons nous battre à cet effet. Pas de conflit international. Bientôt, nous découvrirons qui est le vrai révolutionnaire. Et je ne veux pas que mon peuple soit escroqué par des mercenaires… », chante Bob Marley dont la chanson Zimbabwe reste immortelle avec une résonnance qui est actuelle, au moment où les États du Sahel sont engagés dans un combat pour leur vraie indépendance.
Du Burkina au Niger en passant par le Mali, ces pays en transition ont décidé de prendre en main leur destinée en exerçant de façon réelle leur souveraineté dont ils sont jaloux : expulsion de journalistes et de forces militaires hexagonaux, suspension de médias hexagonaux, récusation de personnalités occidentales, prise de mesures de représailles en guise d’application de la politique de réciprocité de traitement du partenaire, etc. Ce, au grand dam, comme le disait Aimé Césaire, du « maître provisoire d’hier » décidé à continuer de gérer ses anciennes colonies par procuration.
Cette chanson Zimbabwe est un véritable hymne de libération mentale, spirituelle, culturelle, économique et politique pour ces Etats engagés dans la voie de l’affranchissement. Plus qu’un hymne, pour les hommes au front dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Niger et Burkina) pour casser du terroriste, la chanson Zimbabwe devrait être depuis que lesdits États sont en proie au terrorisme, un viatique, une ambroisie et surtout un bréviaire qui galvanisent et quintuplent davantage la bravoure et l’héroïsme des forces combattantes sur les théâtres d’opérations. Pour des combats épiques…
Cbs L’iconoclaste

