Le pic de la saison des pluies observé en fin juillet 2024 aura été marqué par des ruptures de chaussée qui ont affecté le trafic routier par endroits du pays. La première rupture de chaussée intervient sur la Route nationale (RN) 8 dans les Hauts-Bassins suite aux pluies diluviennes des 28 et 29 juillet qui ont affecté le pont de Badara dans le Kénédougou. Dans la foulée, les agents du ministère des Infrastructures et du désenclavement se mettent à l’ouvrage pour rétablir le trafic. Sous la coordination du ministre, directeur de cabinet et secrétaire général, Directeurs généraux (DG) et subalternes vont ensemble au charbon sans égo : les DG Moumouni Ilboudo et Salfo Pacéré troquent leur costume de DG contre celui de VDP de la route et se confondent à leurs subalternes dans les égouts.
Au même moment, le ministre des Infrastructures, Adama Luc Sorgho, sonne la mobilisation nationale : les 13 directeurs régionaux sont convoqués à Ouaga pour une réunion extraordinaire, le 6 août. Dans un langage de fermeté, le ministre invite instamment les directeurs à mettre un point d’honneur à suivre le réseau routier de leur ressort respectif pour prévenir les ruptures de chaussée. C’est le prélude à un large inventaire des ouvrages dans les différentes régions. « Aller en suivi réseau ne veut pas dire prendre le véhicule et traverser les différentes localités. Il faut descendre et regarder les ouvrages », martèle le ministre. Pendant ce temps, les techniciens travaillent d’arrache-pied, nuit et jour, pour abréger la longue attente des camions et remorques stationnés et qui trépignent d’impatience pour voir la fumée blanche. Après 8 jours de dur labeur, le trafic est rétabli suite à l’installation d’un pont mobile et sous les acclamations des usagers.

Autre tronçon, même réalité : la RN7 où le pont de Tarfila a été affaissé le 8 octobre. Là aussi, il a fallu monter un pont mobile pour rétablir le trafic le 27 octobre après mille difficultés : pannes, pelle hydraulique dans les ravins, visite encombrante et prolongée des abeilles, etc. A cela s’ajoute la submersion du pont de Hèrèdougou sur la RN1, entre Boromo et Pâ, en août et fin septembre suite à une double crue. A chacune de ces étapes, les autorités régionales concernées, des entreprises du BTP et les agents du ministère des Infrastructures ont mouillé le maillot pour rétablir le trafic et partant, redynamiser la vie économique. Au regard de ce qui précède, le journal La Nation en marche félicite les différents acteurs sus-cités qu’il considère comme ses personnalités de l’année 2024 pour leur sens élevé de la responsabilité qui a permis au train de la nation de continuer sa marche vers un développement intégral du Burkina Faso.
La Rédaction

