Salon international des professionnels de santé : La  1ere édition prévue du 27 au 30 novembre 2024

En prélude à la tenue du Salon international  des professionnels de santé et de l’intégration des soins (SIPSIS) qui se tiendra du 27 au 30 novembre prochain dans la capitale burkinabè, le comité d’organisation dudit salon, a animé une conférence de presse, le 10 novembre 2024 à Ouagadougou. La rencontre avec les hommes des médias a porté sur les activités au programme du SIPSIS et la promotion par celui-ci de l’écosystème de santé en Afrique.

Au Burkina Faso, les acteurs de l’écosystème de la santé ont décidé de partager leurs expériences et les résultats de leurs travaux de recherche. Pour ce faire, l’organisation de la 1ere édition du Salon international des professionnels de santé et de l’intégration des soins (SIPSIS) vient à point nommé pour combler un vide en la matière. Initiative de l’association Kug-Laaga, cette manifestation d’une périodicité biannuelle qui se déroulera du 27 au 30 novembre 2024 à Ouagadougou, a pour thème «Médecine traditionnelle africaine, facteur de souveraineté et levier de développement socio-économique ». A cette occasion, il est attendu à Ouagadougou, 4 000 participants de plusieurs pays, avec la Chine comme pays invité d’honneur et la participation de la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le comité d’organisation a indiqué que le but recherché vise à œuvrer à la souveraineté sanitaire. Bien plus, a-t-il souligné, c’est une synergie d’action des acteurs du domaine de la santé. Aussi, l’approche du SIPSIS entend se focaliser sur les volets sanitaire, humain, animal et environnemental en Afrique. D’autant plus que le Salon se veut une vitrine d’échange constructif autour des défis, des perspectives et des innovations dans le secteur de la santé. En réalité, le SIPSIS entend faire la promotion des solutions de santé adaptées au contexte africain. Il s’agit de mettre en lumière le potentiel et la complémentarité des diverses approches conformément à la vision de l’association Kug-Laaga de bâtir une souveraineté sanitaire durable en Afrique.

Les journalistes ont voulu savoir le bien-fondé du choix de la Chine comme pays invité d’honneur

Au menu des activités, le SIPSIS prévoit 5 activités phares, notamment des conférences et des panels d’experts sur des thématiques en lien avec la souveraineté sanitaire, l’intégration des soins dans le contexte de One health et la valorisation des ressources locales en santé. En plus de cela, il est prévu des expositions, des rencontres B2B; des visites de sites d’intérêt sanitaire, particulièrement l’unité de production de phytomédicaments U-pharma de l’IRSS, qui vont permettre de découvrir les avancées et les potentialités locales dans le domaine de la santé. L’apothéose du SIPSIS sera marquée par une soirée gala dénommée «Nuit du professionnel de santé» avec à la clé, des distinctions à travers 2 catégories de prix à décerner. Ainsi, la première est composée de 8 prix, notamment le prix de l’amazone de la natalité africaine, prix de l’intégration des soins, prix Dr Pando Zéphirin Dakuyo pour la promotion de la pharmacopée traditionnelle africaine, prix du centenaire autonome, prix One health, prix de la promotion de la formation en sciences de la santé, prix Pr Robert Tinga Guiguemdé et le prix de la santé et de l’innovation digitale. La seconde catégorie, elle, comprend les prix des 3 meilleurs communicants et ceux des 3 meilleurs exposants. Les prix des lauréats sont composés d’une somme de 1 000 000 de F CFA, d’une attestation de reconnaissance et d’un accompagnement.

Créer des opportunités d’affaires dans l’espace AES

Le comité d’organisation a lancé un appel aux sponsors et partenaires afin de se mobiliser pour offrir au SIPSIS, une visibilité et créer des opportunités d’affaires dans l’espace AES. Mieux, a-t-il affirmé, l’initiative entend œuvrer pour un impact durable sur le développement de la santé en Afrique. Et d’ajouter que l’éclat de cette cérémonie sera rehaussé par le patronage du président du Faso, Ibrahim Traoré, et la présidence du ministre en charge de la santé et de l’hygiène publique, Robert Kargougou. Quelles sont les raisons qui ont prévalu à l’organisation d’un tel événement ? Pourquoi le choix de la Chine comme invité d’honneur ? A ces préoccupations des journalistes, le président du secrétariat permanent du SIPSIS, Dr Esaïe Kindo, a rétorqué que les raisons qui prévalent à l’organisation d’une telle activité tiennent au fait qu’il y a un vide qui existe dans ce domaine.

Dr Esaïe Kindo, président du secrétariat permanent du SIPSIS

Partant du postulat de base qu’il n’y a qu’une seule santé, Dr Kindo a avoué que le choix du pays invité d’honneur est dû en grande partie non seulement au thème, mais aussi au fait que la Chine est un modèle dans le monde en matière de médecine traditionnelle. Pour lui, il y a lieu de faire une jonction entre la médecine traditionnelle et la recherche scientifique. Et cela, a-t-il appuyé, pour améliorer la santé des populations. «La médecine traditionnelle est un trésor inestimable et surtout inexplorée», a-t-il lâché. Comme preuve, il a cité le produit faca qui en est le fruit. Relevant de la problématique du développement socioéconomique qui est étroitement liée à la question financière, il a fait savoir que le faca a génèré de nos jours, de nombreux emplois. Au delà de tout, Dr Esaïe Kindo a fustigé l’idée d’un antagonisme béat entre médecine traditionnelle et celle moderne. Selon ses dires, il y a plus une relation de complémentarité. Puisque le président du secrétariat permanent du SIPSIS est convaincu que la conjugaison de ces deux «entités» est d’une importance capitale. Et de conclure que c’est dans cette dynamique que le SIPSIS entend s’engager.

Achille ZIGANI

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