S’il y a des affiches alléchantes que les spectateurs attendaient impatiemment dans la phase des matchs de poule de cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football qui se déroule en Côte d’Ivoire, c’est bel et bien les confrontations Côte d’Ivoire-Nigeria, Ghana-Égypte et Sénégal-Cameroun qui ont eu lieu les 18 et 19 janvier 2024. Haletant ! Fantastique ! Pimenté ! Voilà en quelques adjectifs comment l’on peut qualifier ces matchs à l’issue des 90 minutes pendant lesquelles chacune de ces 6 équipes a montré son réel potentiel face à son adversaire du jour qui, faut-il le rappeler, compte dans le gotha du football africain. De quoi présager dans l’avant-match, des duels palpitants à couper le souffle.

Maintenant que les matchs se sont déroulés et que l’heure est au bilan après la victoire du Nigeria (1-0), du Sénégal (3-1) et le match nul (2-2) entre le Ghana et l’Égypte, on peut dire que ces 3 matchs ont tenu leur promesse d’affiche à enthousiasmer les spectateurs. Intensité, engagement, spontanéité, buts d’école et parfois d’anthologie, spectacles, etc., auront été les dénominateurs communs de ces matchs où le grandissime Koudouss des Blacks stars du Ghana a confirmé toute la plénitude de son talent en marquant son retour par 2 buts ; lesquels ont permis à son équipe d’engranger au moins le seul point à mettre actuellement à son actif. L’autre confirmation issue de ces confrontations est venue du Sénégal dont l’attaquant vedette Sadio Mané servi majestueusement par Idrissa Gana Gueye, a fait voyager vainement le portier camerounais Onana qui n’a pu empêcher une 3e violation de sa cage malgré toutes les forces déployées en s’étendant sur sa ligne pour arrêter le ballon qui a allègrement fini sa course au fond des filets.

L’équipe sénégalaise est malade de sa défense

Des duels épiques lors des 3 confrontations

Véritable délice et but d’école que fut ce but de Sadio Mané, tout comme le premier but du Ghanéen Koudouss qui, avec une rapidité déconcertante, s’est défait des défenseurs égyptiens pour déposer le gardien égyptien dont la taille gargantuesque n’aura nullement servi d’atout pour repousser le ballon loin de sa cage. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces différents matchs sont restés animés du début à la fin ; animation qui a enlevé auxdits matchs le caractère soporifique constaté dans certains matchs de la CAN où le Sénégal confirme son statut de favori en signant sa qualification pour les 8e de finale après sa victoire contre le Cameroun. Au finish, ce sont les spectateurs qui se sont délectés suite aux talents individuels exprimés sur le rectangle vert au point que l’envie de voir éterniser ces matchs avait fini par gagner bien des cœurs.

Toutefois, l’on peut regretter certaines imperfections de ces matchs dits des titans, notamment des errements défensifs indignes d’équipes à la réputation non surfaite. À ce titre, on peut relever que la défense sénégalaise a fait montre de nombreuses erreurs inattendues qui font que l’on est tenté de dire qu’elle est malade de sa défense qui nécessite une thérapie de choc. Le but que les Lions de la Teranga ont d’ailleurs encaissé par erreur de marquage, est d’ailleurs symptomatique de cette maladie même si celle-ci ne les a pas empêchés pour le moment d’engranger deux victoires en deux matchs. Cette maladie n’épargne pas la défense ghanéenne qui s’est fait rattraper deux fois au score par l’Égypte, faute de concentration et pour s’être laissée grisée par l’hystérie de l’avance au score. Bref, c’est dire s’il faut rectifier le tir dans ce secteur qui constitue leur talon d’Achille, si ces deux équipes comptent aller véritablement loin dans la compétition.

Enfin, pour la Côte d’Ivoire (pays organisateur de la compétition), l’Égypte, le Ghana et le Cameroun qui ont respectivement 3, 2, 1 et 1 points après deux sorties, reste à espérer qu’ils sauront reprendre du poil de la bête lors de leur 3e et dernier match pour se hisser en 8e de finale. Une chose est sûre : la partie ne sera pas une sinécure quand on voit comment les outsiders et tocards tiennent la dragée haute aux favoris de chaque poule. On se pourlèche donc les babines avec en perspective, des affiches à intensité à faire pleuvoir des cartons jaunes, voire rouges. En attendant, on se demande dans quel état se trouve aujourd’hui Samuel Eto’o dont on connaît la propension à exhiber son engagement et des moyens à mobiliser pour mettre « ses » joueurs dans des conditions de travail optimales. Ses Lions indomptables lui rendront-ils sa fierté et sa suffisance ? Et les Éléphants dont la prestation contre les Super eagles du Nigeria a douché bien des supporters qui ont vécu une nuit blanche à la suite de la défaite ? Sauront-ils éviter d’accoucher des éléphanteaux après la montagne des investissements faits pour une CAN prétendue être la plus belle de l’histoire de la compétition ? Les jours à venir nous situeront…

Adama KABORÉ 

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