8e de finale CAN : Le Burkina et le Maroc en pôle position pour les 1/4 de finale

Les Burkinabè attendent encore une vraie prestation de leurs Etalons

Aujourd’hui 30 janvier 2024, c’est la 4e et dernière journée des matchs entrant dans le cadre des 8e de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se joue en Côte d’Ivoire. Avec au programme deux affiches : Mali-Burkina et Maroc-Afrique du Sud.

Pour la première affiche qui oppose deux pays voisins et se déroule au moment où ces derniers viennent de signer leur acte de divorce d’avec la CEDEAO, elle sera scrutée comme un duel entre les présidents burkinabè et malien, notamment Traoré et Goïta sur le rectangle vert. A priori, dans cette opposition entre outsiders de la CAN, les Aigles du Mali semblent disposer d’un avantage sur le papier, quand on sait qu’au terme de leurs 3 matchs, ils ont réussi à se hisser à la première place de leur groupe avec 5 points (une victoire et deux matchs nuls). Ce, contre la 2e place pour leur challenger du jour qui a enregistré une défaite de 2 buts à zéro dans sa poule et totalisé 4 points.

Toutefois, les Etalons du Burkina sont tellement imprévisibles que cet avantage sur le papier pour le Mali peut en une clique de souris fondre comme du beurre sur les rivages du Djoliba. En effet, depuis un certain temps, l’équipe est réputée être un adversaire à deux visages et à la fois paradoxe : capable de perdre les plumes devant un tocard et sortir le grand jeu face à un géant contre toute attente. Il en a justement été ainsi dans la phase des matchs de poule où le tocard mauritanien l’a étonnamment malmené avant de perdre ; tout comme sa défaite face à l’Angola. Contre un meilleur visage offert contre la grandissime Algérie (champion d’Afrique 2019) à laquelle les Etalons ont tenu la dragée haute à travers des galops inoubliables avant de concéder le match nul (2-2) in extremis. C’est pourquoi, face aux Aigles du Mali dont tout porte à croire qu’ils sont les favoris du match, il faudra compter avec une équipe burkinabè revigorée en terre ivoirienne par la banane plantain, transportée par son âme d’équipe paradoxe et décidée à cheminer sur les sentiers qu’elle a tracés en 2021 pour se hisser dans le dernier carré de la compétition au Cameroun au grand dam d’analystes chevronnés de football qui ne vendaient pas cher sa peau.

Le contexte sied aux conditions où les Etalons ont toujours créé la sensation et illuminé la compétition

Pour ce faire, il faudra aujourd’hui aux Etalons à Korhogo rompre avec le casting stérile du match contre l’Angola en faisant jouer Bertrand Traoré en seconde période, comme lors des 2 premiers matchs. Aussi, il s’impose la nécessité de gagner la bataille du milieu dont la désarticulation lors du match contre l’Algérie a permis aux Fennecs de faire le siège de la défense burkinabè dont la muraille a fini par céder à force de subir les assauts de l’adversaire. A cela s’ajoutent les soins à apporter à la chronique maladie de déconcentration des joueurs inhérente aux coups de pied et qui s’est révélée être le talon d’Achille des poulains de Velud. Les Etalons sauront-ils s’y prendre ? Rien n’est moins sûr. Car, comme les Eléphants, l’on espère que les Etalons ont mis à profit l’intermède qu’a constitué la période de l’après-phase des poules pour faire une véritable introspection sans complaisance, corriger leurs déchets techniques et toutes les autres imperfections. Ce sont là les seules conditions sine qua non à respecter pour que les Etalons ne trahissent pas leur caractéristique d’équipe paradoxe en éjectant les Aigles de la compétition. En tout cas, le contexte sied aux conditions où les Etalons ont toujours créé la sensation et illuminé la compétition dans l’histoire de celle-ci.

Quant à la seconde confrontation, sauf véritable coup de théâtre, le Maroc sorti 1er de sa poule avec 7 points (2 victoires et un match nul) fera respecter son statut de favori face à l’Afrique du Sud sortie 2e de sa poule avec 4 points. Ce, même si les Lions de l’Atlas ont été battus en juin dernier par 2 buts à 1 par les Bafana Bafana dans le cadre des Eliminatoires de la CAN. Mais entretemps, l’eau a dû couler sous les ponts à Johannesburg, car à regarder les performances à demi-teinte des Bafana Bafana dans leur poule contre le Mali, la Namibie et la Tunisie, il leur serait difficile de renouer avec la victoire contre les Lions du jour. A condition de se transfigurer… Tout compte fait, avec des adversaires qui se connaissent, il faudra se préparer à un match passionnant. Bref, au regard de tout ce qui précède, le Burkina et le Maroc devraient pouvoir tirer leur épingle du jeu ce soir et s’envoler en quarts de finale de la CAN. A l’issue de matchs palpitants dont l’un ou l’autre pourrait se terminer en prolongation ou aux tirs au but…

Adama KABORÉ/La Nation en marche 

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